Série de blogs, Animal Welfare Report 2022 – partie 1: Nécessité de l’expérimentation animale et validité des résultats chez l’être humain - Interpharma

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9 novembre 2022

Série de blogs, Animal Welfare Report 2022 – partie 1: Nécessité de l’expérimentation animale et validité des résultats chez l’être humain

Les percées réalisées grâce à des médicaments et traitements innovants sont aussi le fruit d’expériences sur des animaux. Biologiquement parlant, l’être humain et l’animal ont de nombreux points communs, de sorte qu’il est possible d’extrapoler les résultats des expériences. Dans le cadre d’une série de blogs en plusieurs parties, nous présentons l’Animal Welfare Report de cette année :

Sur le long chemin qui mène à un médicament, la recherche pharmaceutique a recours à l’expérimentation animale à la phase préclinique. De nombreuses années s’écoulent en général déjà avant d’en arriver là. Le plus souvent, les chercheuses et chercheurs testent des centaines de milliers de substances pour en trouver une qui présente le potentiel de freiner ou influencer dans le bon sens l’évolution d’une maladie. Les premières expériences de cette expédition à la découverte de nouvelles substances actives se font dans des solutions et sur des cultures cellulaires. Les expériences sur animaux ne suivent que si certaines conditions sont remplies. L’expérimentation animale sert à déterminer comment la substance candidate est métabolisée dans l’organisme et si elle génère des effets néfastes. Ce n’est qu’une fois qu’une substance a passé avec succès toutes les expériences précliniques obligatoires, c’est-àdire qu’elle s’est avérée efficace et inoffensive dans les cultures cellulaires et dans l’organisme animal, que l’on a le droit de la tester chez l’être humain dans le cadre d’essais cliniques. Pourquoi tant d’étapes préliminaires?

Éthique et sécurité

Dans divers rapports et déclarations, la communauté internationale s’est donné des principes éthiques et juridiques pour la recherche sur l’être humain. C’est ainsi que la Déclaration d’Helsinki de l’Association Médicale Mondiale (1964) stipule que la recherche médicale doit protéger la santé et les intérêts des personnes impliquées dans la recherche. La Déclaration d’Helsinki a servi et continue à servir de base à de nombreuses lois nationales sur la recherche biomédicale. Les essais cliniques sur un petit nombre de personnes en bonne santé, puis sur des patient-e-s, ne sont donc de nos jours admissibles que si les risques ont pu être exclus ou réduits dans toute la mesure du possible.

Par conséquent, avant tout essai clinique d’une nouvelle substance active chez l’être humain, il faut avoir des connaissances suffisantes sur l’efficacité et la sécurité de cette substance. Pour le garantir, outre par exemple les cultures cellulaires et tissulaires, les simulations informatiques ou les «organes sur puce», autant de méthodes qui n’utilisent pas d’animaux mais réduisent ou parfois remplacent l’expérimentation animale, cette dernière reste malgré tout indispensable. Sous condition du meilleur respect possible du bien-être animal, l’expérimentation animale sert souvent aussi à repérer précocement un effet néfaste d’une nouvelle substance active. Les méthodes de substitution à l’expérimentation animale mentionnées font de nos jours partie de la recherche biomédicale au quotidien. Elles sont en particulier employées lorsqu’un système biologique est déjà bien étudié.

Quand on manque de participants

En plus des principes éthiques fondamentaux, la recherche utilise aussi l’expérimentation animale parce que l’être humain n’est pas toujours idéal pour l’étude de questions biomédicales. En particulier lorsqu’il s’agit de maladies héréditaires, les organismes qui se reproduisent rapidement, comme par exemple le poisson zèbre ou la souris, sont mieux adaptés. On manque souvent du nombre nécessaire de participants humains pour la recherche sur les causes génétiques, physiologiques ou anatomiques de maladies rares. On a donc besoin de l’expérimentation animale pour comprendre la maladie et développer des substances actives contre celle-ci. Mais pourquoi les expériences sur animaux sont-elles une méthode adéquate?

Parenté dans l’évolution

Tous les médicaments, tous les traitements et presque tous les dispositifs médicaux qui soulagent des maladies ou sont employés partout dans le monde pour guérir les patient-e-s ont été développés à l’aide d’expériences sur des animaux. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles l’expérimentation animale est nécessaire à l’étude de maladies et au développement de nouveaux médicaments et de traitements innovants. L’une de ces raisons se situe dans la nature même de la thématique, la biologie. Sans travaux sur des organismes vivants, la recherche biologique fondamentale est impossible. C’est par exemple la recherche biologique fondamentale qui nous a permis de savoir comment les animaux survivent dans leur environnement naturel et de quoi ils ont besoin pour cela. La médecine et la pharmacie tirent aussi profit de ces connaissances, car ce qui rend malade l’animal est souvent néfaste aussi pour l’être humain.

Renseignements précieux sur les causes des maladies

En termes d’évolution, l’être humain et l’animal ont un lien de parenté. Ils ont des ancêtres communs et donc également, à des degrés divers, des points communs biologiques. Au cours de l’évolution, la nature a conservé beaucoup de processus. C’est pourquoi la recherche impliquant des animaux peut fournir de précieux indices sur les causes des maladies et l’effet des médicaments. Elle permet de tirer des conclusions sur les effets souhaités et révèle également environ 70% des effets indésirables.

Michèle Sierro

Responsable communication Suisse romande

+41 79 305 84 30

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