Bien que le nombre d’étudiants débutants dans les disciplines MINT ait évolué de manière positive (le nombre de débutants en informatique a par exemple plus que doublé au cours des dix dernières années), la Suisse continue de manquer principalement d’ingénieurs et d’informaticiens.
Pour un pays pauvre en ressources comme la Suisse, la formation, la recherche et l’innovation sont des conditions essentielles pour pouvoir continuer à faire face à la concurrence internationale. La mise en réseau internationale avec des chercheurs de renommée mondiale est d’une importance capitale pour la place scientifique suisse. Depuis 2007, près de 9’000 participations suisses à des projets ont été financées par le programme-cadre de l’UE. Sur ce total, 2’200 projets ont été dirigés par des chercheurs suisses. L’accord sur la recherche apporte à la place scientifique suisse une plus-value d’environ 2 milliards de francs par an. Dans une recherche en réseau à l’échelle mondiale, l’accès aux programmes de recherche internationaux est essentiel et la garantie d’une participation suisse à Horizon Europe doit être une priorité absolue.
Horizon 2020
Il faut veiller à ce que l’intégration des hautes écoles suisses dans le paysage de la recherche européenne reste garantie à l’avenir, par exemple grâce au programme-cadre Horizon 2020, qui s’achève à la fin de l’année 2020. Dans le cadre d’Horizon 2020, la Suisse a perçu jusqu’en 2019 plus d’un milliard de francs du fonds de recherche européen et plus de 600 bourses européennes ont été attribuées à des chercheurs en Suisse. Pour les hautes écoles suisses, une non-participation au programme qui fait suite à Horizon 2020 serait un préjudice concurrentiel clair.