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6 février 2026

Communiqué de presse: L’expansion des génériques progresse inexorablement en Suisse: les nouveaux médicaments innovants enregistrent une croissance inférieure à la moyenne

En 2025, le secteur des médicaments en Suisse a affiché un chiffre d’affaires de 8.1 milliards de francs, soit +5.0% (aux prix de fabrique). Liée à l’augmentation de la demande en médicaments, la croissance s’est infléchie de -2.4% en 2025, ce qui est essentiellement imputable aux baisses de prix. En 2025, la croissance des nouveaux médicaments innovants a été inférieure à la moyenne (+4.6 %), tandis que celle des génériques et biosimilaires a à nou-veau été forte.

En 2025, le volume des médicaments vendus en Suisse a été de 8.1 milliards de francs, dont près de 7.1 milliards à la charge des caisses-maladie. IQVIA (un prestataire mondial d’informations, de technologies novatrices et de services dans le domaine de la santé) relève chaque mois les données auprès des entreprises pharmaceutiques, des grossistes, des fournisseurs des médecins et des pharmacies en ligne. D’après cette enquête, le domaine des médicaments en Suisse a enregistré en 2025 une croissance de +5.0%, soit légèrement supérieure à celle de l’année précédente. L’évolution démographique et les besoins croissants en prestations médicales que celle-ci implique continuent d’être les principaux moteurs de l’augmentation du volume. Les baisses de prix institutionnalisées de la Confédération ont réussi à infléchir la croissance de l’ensemble du secteur de -2.4%.

Nouvelle forte croissance du chiffre d’affaires des génériques et biosimilaires

En 2025, le chiffre d’affaires des génériques a franchi pour la deuxième fois consécutive la barre du milliard, atteignant 1.12 milliard de francs. L’année passée, les mesures prises par la Confédération dans le cadre de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (OAMal) avaient entraîné une énorme hausse de la part des génériques. Celle-ci s’est poursuivie en 2025, quoique légèrement moins fortement (+6.4%). Le chiffre d’affaires des biosimilaires a enregistré une croissance nettement plus forte, +13,7%, également due aux mesures liées à la révision de l’OAMal. La diffusion des génériques atteint ainsi 68% et celle des biosimilaires 58%.

La croissance supérieure à la moyenne des génériques et biosimilaires s’est faite en particulier au détriment des produits originaux (produits fabriqués par des méthodes chimiques: -1.2% et médicaments biologiques: -7.8%), ce qui montre avec force que les mesures prises par la Confédération dans le cadre de la révision de l’OAMal/OPAS font leur effet. La branche pharmaceutique apporte ainsi une contribution supplémentaire notable à la maîtrise des coûts, en plus des économies de 1.6 milliard de francs déjà réalisées chaque année dans le cadre du réexamen triennal des prix. Ce développement va probablement se poursuivre.

Croissance des innovations inférieure à la moyenne

Sur le marché pris en charge par les caisses-maladie, la croissance des nouveaux traitements et des innovations a été inférieure à la moyenne (+4.6%). L’expiration de brevets, les admissions dans la liste des spécialités limitées dans le temps, le dépôt de nouvelles indications et certaines obligations fixées par l’OFSP freinent la croissance du secteur des médicaments. Mais pour les patient-e-s, ce ne sont pas de bonnes nouvelles, car la focalisation unilatérale sur les coûts menace de plus en plus l’approvisionnement en médicaments. Or, les patient-e-s de Suisse retirent un double bénéfice des médicaments innovants: d’une part, ces médicaments sauvent des vies et améliorent la qualité de vie. D’autre part, ils soulagent le système de santé en évitant des interventions et hospitalisations beaucoup plus coûteuses.

Les prix des médicaments baissent pour la 29e fois consécutive

Les baisses de prix fixées chaque année depuis 2012 par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) agissent, réduisant la croissance du marché du médicament de -2.4% l’année passée. Les baisses de prix font ainsi plus que compenser l’ensemble des coûts causés par les nouveaux médicaments et extensions d’indications. La hausse du marché global de +5% est surtout imputable à la croissance des ventes de produits arrivés sur le marché avant 2025.

Dans le cadre du réexamen de l’année passée, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a baissé les prix de près de 300 médicaments de 12% en moyenne et il va fixer encore d’autres baisses de prix. D’après l’indice des prix à la consommation, l’indice des prix des médicaments a en outre baissé pour la 29e fois consécutive, de -1% cette fois-ci. Cela montre que les contrôles de l’OFSP sont efficaces et que le niveau de prix des médicaments baisse continuellement en Suisse.

Dr René Buholzer, directeur d’Interpharma, Association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche, déclare à ce sujet:

«Les prix suisses des médicaments sont devenus des prix de référence pour les États-Unis. Pour assurer l’accès aux médicaments innovants, il faut moderniser le système de formation des prix et renoncer à toute nouvelle mesure concentrée sur la seule baisse des coûts. Actuellement, chaque personne en Suisse dépense 37 francs par mois pour des médicaments innovants, soit trois fois moins que pour l’alcool et le tabac.»

Ernst Niemack, directeur de vips, Association des entreprises pharmaceutiques en Suisse, explique:

«Generous, le nouveau système américain de prix de référence qui est entré en vigueur le 10 novembre 2025, a des conséquences dramatiques pour notre pays. À défaut de mesures de riposte, les innovations et les nouveaux médicaments n’arriveront plus sur le marché suisse ou seulement avec beaucoup de retard, de manière à éviter de provoquer une baisse des prix sur le principal marché d’exportation que sont les États-Unis. Cela représente non seulement des risques pour les patientes et patients tributaires de traitements vitaux, mais affaiblit aussi la place économique et pharmaceutique suisse.»

Contacts

Georg Därendinger, responsable de la communication d’Interpharma, Association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche
079 590 98 77

Liliane Scherer, responsable Communication & Relations Publiques de vips, Association des entreprises pharmaceutiques en Suisse
076 779 57 22

Pièce jointe: IQVIA, Développement du marché du médicament en 2025

Encadré d’information: Génériques et biosimilaires

Les génériques sont des copies conformes de préparations originales tombées dans le domaine public, sur la base de substances actives de synthèse. Ils se composent de molécules simples.
Les biosimilaires sont fabriqués à partir de cellules vivantes, que l’on ne peut pas copier exactement. C’est pourquoi un biosimilaire n’est jamais identique au produit original, mais seulement, comme son nom l’indique, similaire, ressemblant. Le développement et la fa-brication d’un biosimilaire sont nettement plus complexes que ceux d’un générique. De ce fait, les seuls coûts de développement d’un biosimilaire sont 100 fois plus élevés que ceux d’un générique.

Georg Därendinger

Georg Därendinger

Responsable communication

+41 79 590 98 77

Michèle Sierro

Michèle Sierro

Responsable communication Suisse romande

+41 79 305 84 30

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Interpharma, fondée en 1933 et dont le siège se situe à Bâle, est l’association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche.

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