3 questions à Falco Meyer, Country Head – Takeda Switzerland

Quelles sont pour vous les forces de la place pharmaceutique suisse?
La plus grande force de la place pharmaceutique suisse est sa capacité à générer des innovations qui améliorent la vie des patientes et patients. La Suisse réunit plusieurs facteurs de succès en ce sens: excellence scientifique, esprit d’entreprise et stabilité politique. Des hautes écoles de rang mondial, une formation professionnelle de grande qualité et des talents internationaux fournissent la base qui permet l’innovation. En même temps, la recherche, le développement, la production et les activités commerciales sont étroitement imbriquées, c’est ainsi que la Suisse a pu s’établir durant des dizaines d’années en tant que place de pointe pour les sciences de la vie. Mais cela ne va pas de soi. Il est décisif de créer aussi à l’avenir des conditions dans lesquelles l’innovation non seulement naît, mais aussi bénéficie véritablement à la population.
Jour après jour, je suis témoin de cette force chez Takeda: avec nos sites de Zurich et Neuchâtel, nous relions un ancrage local et notre expérience internationale et investissons depuis 40 ans dans l’innovation pour les patientes et patients.
Quels jalons la Suisse doit-elle poser aujourd’hui pour continuer de faire partie des places pharmaceutiques mondialement en pointe?
Je pense effectivement que la Suisse est à la croisée des chemins: nous devons assurer que les patientes et patients de notre pays puissent bénéficier rapidement des innovations, car une place d’innovation attrayante a aussi besoin d’un marché autochtone attrayant. C’est pourquoi il faut poser les jalons en faveur de conditions cadres fiables et prévisibles, car cela inspire la confiance dont les entreprises ont besoin pour faire des investissements à long terme. Ce qui me semble tout aussi important, c’est que la Suisse reste ouverte aux talents internationaux, mais aussi aux activités de recherche transfrontalières, dans le monde entier, mais bien sûr aussi et surtout dans un échange avec nos voisins européens. À mon avis, nous ne pourrons conserver notre position de leader que si nous pensons systématiquement l’innovation, la compétitivité et l’accès des patients comme un tout.
Quels accents souhaitez-vous mettre dans le comité Marché d’Interpharma pour renforcer à long terme la place pharmaceutique suisse?
Pour moi, les patientes et patients sont au premier plan: ce sont les histoires des personnes auxquelles les traitements innovants ouvrent de nouvelles perspectives qui illustrent le mieux pourquoi la recherche et l’innovation sont si importantes. Je veux donc m’investir pour que l’on considère encore davantage l’accès des patients et la place d’innovation comme un tout. Les messages de patientes et patients à qui les traitements innovants ont ouvert de nouvelles perspectives me motivent aussi personnellement.
Par ailleurs, je vois dans le système de santé un potentiel important dans la transformation numérique et l’innovation basée sur les données. Au sein de la branche, nous pouvons dans ce domaine apprendre mutuellement et partager plus systématiquement les approches réussies.
Globalement, mon objectif est de contribuer avec les autres membres d’Interpharma à ce que la Suisse continue à l’avenir de faire partie des places mondialement en pointe pour les sciences de la vie.