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28.09.2026

Contribution de : Georg Därendinger

Pourquoi il ne suffit pas de scruter les coûts des médicaments

La hausse des primes des caisses-maladie est souvent imputée aux coûts des médicaments. Or les chiffres montrent une autre réalité: la part des médicaments dans les coûts de santé est stable depuis des années. Dans le même temps, les traitements innovants contribuent à soigner les maladies plus efficacement et à réduire les coûts subséquents pour le système de santé.

C’est presque une tradition: chaque automne, les primes des caisses-maladie sont annoncées pour l’année prochaine. Si elles augmentent, les regards se tournent vite vers le secteur des médicaments. À tort, comme le montrent les données: depuis plus de dix ans, la part des médicaments dans les coûts de santé est stable à environ 12%. En 2024, les médicaments ont représenté au total 21.4% des coûts de l’Assurance obligatoire des soins (AOS), les médicaments innovants 9.1%.

Le principal facteur de hausse des coûts de santé est l’évolution démographique: la population suisse vieillit et a donc besoin de plus de prestations médicales, de soins et de prise en charge. L’évolution du marché du médicament reflète aussi ce lien: en 2025, sa croissance était principalement imputable au surcroît de demande causé par le vieillissement de la population.

Dans la discussion sur les coûts des médicaments, on fait souvent l’impasse sur le bénéfice qu’apportent les traitements innovants: ils améliorent la qualité de vie des patient-e-s, allongent la vie et peuvent épargner des séjours hospitaliers onéreux. Par conséquent, une discussion objective sur le financement du système de santé ne doit pas uniquement scruter les coûts, mais tenir compte également des bénéfices apportés par l’innovation médicale.