Les médicaments fabriqués à partir de cellules vivantes à l’aide de processus biotechnologiques complexes jouent aujourd’hui un rôle crucial dans le traitement et le diagnostic de maladies telles que le cancer et le diabète.
Des exemples de ces biomédicaments sont les interférons, les anticorps monoclonaux, les facteurs de coagulation ainsi que l’insuline et d’autres hormones. À la différence des médicaments chimiques classiques, ils se composent de plusieurs grosses molécules hautement complexes et il faut prendre garde, lors de la fabrication, à leurs réactions potentiellement sensibles aux modifications ambiantes (p. ex. de la température ou de la composition du milieu de culture). La fabrication de biomédicaments est techniquement complexe et onéreuse.
Depuis quelques années, on peut en Suisse fabriquer des médicaments biosimilaires, c’est-à-dire des copies de biomédicaments originaux, une fois que le brevet du biomédicament est arrivé à échéance. À la différence des préparations reproduisant des médicaments chimiques (les génériques), les biosimilaires ne sont jamais parfaitement identiques à la substance active originale, ils sont seulement très ressemblants (similaires). Les biosimilaires ne sont pas des génériques. Leur autorisation de mise sur le marché requiert par conséquent des processus et une surveillance plus complexes que ceux des génériques classiques.