Coûts de santé personnels et franchises

Comme en 2018, les électrices et électeurs ne sont pas disposés à faire des expériences avec la franchise minimale et maximale (graphique 21).

41% (-5) seraient d’accord pour augmenter la franchise maximale. Cette proposition avait peu à peu gagné du terrain au cours des dix dernières années, jusqu’à être clairement majoritaire en 2017, mais avait déjà reculé l’année passée, et l’érosion s’est poursuivie cette année.

La proposition d’augmenter la franchise minimale avait déjà reculé, encore plus nettement, l’année passée. Elle regagne quelques points mais reste clairement minoritaire. 37% (+7) sont pour une augmentation (lorsqu’on fait mention d’une prise de conscience des coûts), 31% (+7) seraient d’accord pour ajuster la franchise minimale à l’évolution des coûts.

On peut donc dire, comme l’année passée, que la population ne souhaite pas d’expériences avec les franchises, pas de fixation des primes en fonction des revenus et pas de limitations des prestations.

Les coûts de santé représentent à nouveau un problème croissant pour les ménages. Après un recul à court terme l’année passée, les primes des caisses--maladie posent un problème continuel ou occasionnel à 34% des personnes -interrogées (+18) et sont à nouveau en tête des problèmes financiers, avant les impôts. 41% ressentent les primes des caisses-maladie comme élevées mais supportables. Les autres problèmes financiers identifiés par les ménages suisses sont, après les impôts, les factures de dentistes (26%, -6), ainsi que les factures de médecins et dépenses pour les médicaments (21%, +9).

Franchise
Graphique 21: Franchise
© gfs.bern, Moniteur de la santé 2019
Problème continuel ou occasionnel
Graphique 22: Problème continuel ou occasionnel
© gfs.bern, Moniteur de la santé 2019