De moins en moins d’essais cliniques

Pour vérifier l’efficacité, la sécurité et la qualité d’un nouveau médicament, les entreprises pharmaceutiques doivent réaliser des essais cliniques avant d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM). À cet effet, on réalise d’abord des essais sur des volontaires sains (phase I), puis sur un petit nombre de patients (phase II) et enfin, sur un grand nombre de patients (phase III). Ce n’est qu’après qu’une demande d’AMM peut être déposée auprès de l’Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic. Une fois le médicament autorisé, il faut le surveiller dans la pratique (phase IV).

Tout essai clinique doit d’abord obtenir l’accord de la commission d’éthique compétente, puis être définitivement autorisé par Swissmedic. Le nombre d’essais cliniques réalisés est un indicateur d’attractivité du site de recherche. En 2018, 176 essais cliniques ont été réalisés en Suisse, soit un peu moins que l’année précédente. En comparaison à long terme, leur nombre a nettement diminué, de près de la moitié depuis 2007. Cette tendance se manifeste à toutes les phases.

Le plan directeur pour le renforcement de la recherche et de la technologie biomédicales adopté par le Conseil fédéral en décembre 2013 prévoit des mesures visant à remédier à cette situation. Entre autres, il est prévu d’améliorer la qualité de la formation des médecins à la recherche clinique dans les universités et les hôpitaux. La loi relative à la recherche sur l’être humain, entrée en vigueur début 2014, pose les bases d’une amélioration de l’efficacité du processus d’autorisation des essais cliniques par les 
commissions d’éthique.

Essais cliniques en Suisse
Essais cliniques en Suisse