Sans expérimentation animale, la recherche biomédicale est impossible

Même les technologies les plus modernes ne peuvent pas encore reproduire de manière entièrement satisfaisante l’interaction d’organes et de systèmes organiques dans un organisme vivant. Dans un avenir proche, on aura donc encore besoin de l’expérimentation animale. En 2010, les entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche ont signé une charte par laquelle elles s’engagent à respecter les normes légales et éthiques de protection des animaux les plus sévères. En font partie les efforts déployés dans le cadre de la recherche 3R1.

En Suisse, toute intervention et manipulation sur des animaux dans un but expérimental doit recevoir l’autorisation des autorités compétentes. Toute expérience sur animaux est soumise à l’évaluation d’une commission indépendante comptant également des représentants d’organisations de protection des animaux. En 2018, les rats et les souris étaient les animaux le plus souvent utilisés. Avec les oiseaux (y compris volailles), ils représentaient 90% des animaux de laboratoire. Le nombre total d’animaux utilisés a diminué de plus de deux tiers: de près de deux millions en 1983 à 586 643 en 2018. Par rapport à l’année précédente, le nombre d’animaux a diminué de 4.6%. Environ 27% des animaux de laboratoire ont été utilisés par l’industrie, 59% par les hautes écoles et les hôpitaux.

1 Le principe de recherche 3R s’efforce de réduire (Reduction), d’améliorer (Refinement) et de remplacer (Replacement) les expériences sur animaux.

Statistique de l'expérimentation animale: l'expérimentation animale en Suisse
Expérimentation animale en Suisse
Statistique de l'expérimentation animale: répartition par types d'animaux
Expérimentation animale en Suisse: répartition par types d'animaux