Différences d’accès aux traitements anticancéreux innovants

Grâce à des possibilités nouvelles en matière de diagnostic et de médicaments, par exemple des traitements modernes par anticorps, il est aujourd’hui souvent possible de détecter le cancer plus précocement et de mieux le soigner, voire le guérir.

En Europe, il existe de grandes différences d’accès aux nouveaux traitements anticancéreux et des délais d’attente inégalement longs pour recevoir de nouveaux médicaments. Cela se répercute sur le taux de survie. En effet, un accès rapide aux nouveaux traitements et médicaments est important pour la réussite du traitement. Ainsi le taux de survie à cinq ans de nombreux types de cancer est-il nettement plus élevé en Suisse que dans d’autres pays européens, particulièrement d’Europe de l’Est, par exemple la Pologne.

Le taux de survie à 5 ans indique la probabilité qu’une personne atteinte d’un cancer soit encore en vie cinq ans après la pose du premier diagnostic. Ce chiffre tient en outre compte du fait que la mortalité des patient-e-s atteint-e-s d’un cancer n’est qu’en partie imputable au cancer puisqu’on peut s’attendre à un certain taux de mortalité également chez les autres personnes. Un taux de 100% signifie qu’on peut être sûr qu’une personne atteinte d’un cancer sera encore en vie cinq ans après la pose du premier diag-nostic. Un taux de 67%, comme on le trouve en Suisse pour le cancer du côlon, signifie que 67% des personnes atteintes d’un cancer du côlon sont encore en vie cinq ans après la pose du diagnostic. La probabilité qu’une personne soit décédée cinq ans après le diagnostic de cancer du côlon est donc de 33%.

Taux de survie au cancer en comparaison européenne
Taux de survie au cancer en comparaison européenne