La qualité avant les coûts, moins de disposition à renoncer

(Berne, le 24 juin 2019) En 2019, les électrices et électeurs restent satisfait-e-s du système de santé suisse. La haute qualité ressentie, en particulier, justifie les coûts. De manière générale, ils ne souhaitent pas d’expérimentations pour faire baisser les coûts et demandent que l’accent soit mis sur la qualité et les prestations. En particulier, des restrictions du libre choix du médecin ou de l’accès aux médicaments ne sont pas acceptées. Ces informations et bien d’autres figurent dans le nouveau Moniteur de la santé.

23 ans après l’introduction de la Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal), le bilan est clair: en 2019, 86% des personnes interrogées ont une opinion globale très positive ou plutôt positive du système de santé. L’une des raisons de ce haut niveau de satisfaction (en dépit des coûts élevés de la santé) est qu’ils en ressentent la qualité.

La qualité et l’utilité avant les coûts

Les personnes interrogées accordent la priorité à la qualité, mais aussi à la performance des prestations. C’est ainsi qu’une claire majorité des électrices et électeurs suisses souhaite conserver le catalogue des prestations à son niveau actuel (63%), voire l’étendre (26%). À noter que l’on enregistre une croissance de 10 points par rapport à l’année précédente en faveur d’une hausse des prestations. Des coupes ne sont, en revanche, pas souhaitées. De même, la disposition à renoncer, soi-même, à des prestations, a reculé, même dans l’hypothèse où cela permettrait de faire des économies. En particulier seule une minorité de sondés serait prête à une restriction du libre choix du médecin (27%) ou à une limitation de l’accès aux médicaments (38%). René Buholzer, directeur d’Interpharma, déclare à ce sujet: «Tous les acteurs du système de santé suisse doivent contribuer à ce qu’il reste finançable, tout en continuant à renforcer la qualité. La branche pharmaceutique soutient le réexamen triennal des prix et contribue ainsi, d’ores et déjà, largement, dans des proportions supérieures à la moyenne, à la maîtrise des coûts de santé. Notre préoccupation première est que l’assurance de base fournisse à tous les patient-e-s de Suisse un accès rapide et large aux traitements innovants.»

Accès à l'innovation prioritaire sur les coûts

Les personnes interrogées souhaitent un accès rapide et large aux médicaments et thérapies innovants, en particulier dans les domaines très discutés du cancer et des maladies rares. 93 % des électeurs estiment que des médicaments anticancéreux innovants doivent être accessibles à tous, et la même proportion acceptent que les traitements pour les ma-ladies rares soient couverts par l'assurance maladie de base. Les Suisses ne veulent pas d'une médecine de deuxième classe en matière d’innovation.

L’industrie pharmaceutique en tant qu’acteur compétent et innovant

Avec les médecins, l’industrie pharmaceutique est considérée comme l’acteur le plus compétent du système de santé suisse. Elle est aussi considérée comme ayant une grande importance pour la place économique suisse. 93% des citoyen-ne-s pensent que l’industrie pharmaceutique est un employeur important et 92% qu’elle est un moteur de l’économie suisse grâce aux exportations.

Perception positive des investissements dans la recherche sur les médicaments

Les personnes interrogées reconnaissent non seulement l’importance économique de l’industrie pharmaceutique, mais aussi, tout particulièrement, la valeur de la recherche pharmaceutique. 93% sont d’avis qu’elle contribue à la qualité du système de santé suisse. 90% sont d’accord pour dire que la recherche accélère le processus de guérison et 88% qu’elle améliore la qualité de vie. La population souhaite que plus d’argent soit investi dans la recherche sur les médicaments, en particulier les jeunes électrices et électeurs souhaitent significativement plus d’investissements dans la recherche.

Pas d’expérimentation pour faire baisser les coûts

Une nouvelle fois, les citoyen-ne-s pensent que les coûts de la santé et les primes des caisses-maladie vont continuer à augmenter. 34% ressentent les primes des caisses-maladie comme problématiques pour leur ménage. Cependant, de même que l’année passée, ils ne sont pas disposés à faire des expérimentations pour faire baisser les coûts.

Les prix des médicaments sont ressentis comme élevés, mais dès que le prix est abordé dans le contexte du traitement, les avis critiques se relativisent. Plus de la moitié des per-sonnes interrogées veulent que le médecin prescrive, dans tous les cas, le médicament le plus adéquat. Environ un tiers trouve qu’il devrait pondérer les deux aspects, et 16% seulement pensent qu’il devrait surtout veiller à ne pas prescrire de médicaments trop chers. La population est donc unanime à estimer que l’effet et la qualité du traitement sont les aspects qui doivent être au premier plan lors de la prescription, et non les coûts du médicament.

Contact

René Buholzer, directeur d’Interpharma
Portable 078 743 65 95 / rene.buholzer@interpharma.ch

Cécile Rivière, responsable Suisse romande
Portable 079 800 25 91 / cecile.riviere@interpharma.ch

L’enquête représentative «Moniteur de la santé» est réalisée depuis 1996 une fois par an par gfs.bern sur mandat d’Interpharma. 1 200 électeurs de toute la Suisse ont été interrogés entre le 4 et le 23 mars 2019.

Publications