L’industrie pharmaceutique reste le moteur de l’économie suisse

22 octobre 2013

L’industrie pharmaceutique reste le principal pilier et le moteur le plus puissant de l’économie suisse. C’est ce que montre une étude réalisée par Polynomics avec la collaboration de BAK Basel Economics sur mandat d’Interpharma.

Ces dernières années, l’industrie pharmaceutique a été un pilier essentiel de la conjoncture économique et un moteur de croissance de l’économie suisse. C’est ce que révèlent les calculs réalisés tous les deux ans par l’institut de recherche économique Polynomics sur mandat d’Interpharma et basés pour la première fois sur les données pharmaceutiques officielles des Comptes nationaux de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Les exportations pharmaceutiques ont augmenté de 8 milliards de francs en 1990 à 64.1 milliards en 2012, faisant de l’industrie pharmaceutique la première branche exportatrice. Ses exportations représentent 32% de l’ensemble des exportations suisses.

Les exportations sont la base de la forte valeur ajoutée de l’industrie pharmaceutique. Celle-ci s’est montée l’année passée à 19.3 milliards de francs. Ceci bénéficie également à d’autres branches: en 2012, environ 39 500 personnes étaient directement employées dans l’industrie pharmaceutique, mais près de 170 000 emplois au total dépendaient de cette branche. Y compris en phase de récession, la tendance à la croissance de l’industrie pharmaceutique s’est avérée extrêmement solide.

Productivité largement supérieure à la moyenne
Le dynamisme marqué de l’industrie pharmaceutique est lié à une productivité largement supérieure à la moyenne. Ainsi la valeur ajoutée de la branche était-elle de 490 000 francs par personne active en 2012, soit près de quatre fois supérieure à la moyenne de l’économie globale. Entre 1995 et 2012, l’industrie pharmaceutique a accru sa productivité horaire de plus de 70%. En 2009, elle a atteint un maximum de 285 francs et reste depuis à proximité de ce niveau. Comparée à d’autres branches présentant une forte valeur ajoutée comme les services financiers (assurances et banques), la mécanique de précision, l’optique et l’horlogerie ainsi que les télécommunications, l’industrie pharmaceutique affiche des résultats nettement supérieurs.

De plus, pour la première fois, BAK Basel Economics a traité des données sur l’importance de l’industrie pharmaceutique pour les régions de Bâle, du Bassin lémanique et de Zurich-Zoug. Ceci permet de compléter le tableau en observant dans quelle mesure l’industrie pharmaceutique est ancrée au-delà de la région de Bâle. Ensemble, les sites de la région de Bâle, du Bassin lémanique et de Zurich-Zoug génèrent près de 80% de la valeur ajoutée pharmaceutique brute en Suisse. Dans ces trois régions, l’industrie pharmaceutique affiche une croissance très forte et supérieure à la moyenne.

Veiller aux conditions cadres
Lors de la conférence de presse qui s’est tenue aujourd’hui à Zurich, David Bancroft, Managing Director chez Johnson & Johnson Campus Switzerland Services, a souligné les conditions cadres stables (politique de la santé, politique fiscale et financière) qui contribuent au succès de la branche. «Des jeunes pousses côtoient des entreprises de génie médical et des entreprises pharmaceutiques de rang international ainsi que des universités et hautes écoles de pointe, de même qu’un cluster de recherche biomédicale. Tout ceci crée en Suisse un terreau fertile.» En même temps, Bancroft a souligné qu’il faut préserver la qualité du site. En font partie entre autres l’accélération des procédures d’autorisation, un remboursement plus rapide par les caisses-maladie ainsi que le renforcement de la recherche clinique.


Contact
Thomas B. Cueni, secrétaire général d’Interpharma
Tél. 061 264 34 00, portable 079 322 58 17

Sara Käch, responsable de la communication d’Interpharma
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Importance de l'industrie pharmaceutique pour la Suisse