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4 novembre 2020

Mise à jour: projets et mesures d’entreprises pharmaceutiques pratiquant la recherche contre l’épidémie de coronavirus et de COVID-19

Jamais les entreprises pharmaceutiques et institutions de recherche n’avaient réagi aussi vite à un nouvel agent pathogène qu’à SARS-CoV-2, le nouveau coronavirus à l’origine de la maladie COVID-19. Elles développent des vaccins, testent l’efficacité éventuelle de médicaments existants, développent de nouveaux médicaments et soutiennent les systèmes de santé de pays lourdement touchés.

Diagnostic

Dans le domaine des produits diagnostiques, Roche est en pointe et propose plusieurs tests différents permettant de mettre en évidence le nouveau coronavirus et donc de savoir si une personne est porteuse du SARS-CoV-2 ou d’anticorps suite à la maladie. Le portefeuille de Roche comprend des tests dits «point-of-care» ou «pour environnement à proximité du patient», c’est-à-dire que le personnel médical peut réaliser n’importe où, sans avoir besoin d’appareils. Ainsi, par exemple, le test de détection rapide d’antigènes révèle en 15 minutes si une personne présente une infection active au coronavirus. En plus des tests pour environnement à proximité du patient, Roche propose également plusieurs tests de dépistage du coronavirus qui peuvent être réalisés en grand nombre en laboratoire à l’aide des instruments de Roche. Par ailleurs, Roche contribue avec des entreprises partenaires au développement de traitements contre la COVID-19.

En Suisse, Roche coopère étroitement avec les autorités et de nombreuses autres parties prenantes du système de santé pour assurer l’approvisionnement en médicaments et en tests pendant la pandémie en Suisse.

Vaccin

Un vaccin idéal contre le coronavirus apporterait à toute personne vaccinée une protection complète à vie contre une infection au SARS-CoV-2, avec un minimum d’effets secondaires légers. Mais aucun vaccin ne pourra entièrement correspondre à cet idéal.

La rapidité à laquelle des campagnes de vaccination pourront commencer dépend non seulement de la rapidité du développement, des essais cliniques et de l’autorisation des vaccins, mais aussi des capacités de production. Il n’est donc pas seulement décisif de savoir quel vaccin sera homologué en premier par une autorité (en Suisse: Swissmedic), mais aussi que plusieurs vaccins obtiennent l’autorisation de mise sur le marché (AMM) et puissent être fabriqués en utilisant de nombreux sites de production.

Dans le monde entier, des chercheurs et des entreprises participent à de nombreux projets de recherche sur des vaccins. Actuellement, 11 candidats vaccins sont en phase 3, c’est-à-dire en cours de tests sur l’être humain. En font partie, entre autres, les candidats d’AstraZeneca, Pfizer et Janssen (Johnson & Johnson).

AstraZeneca travaille en partenariat avec l’Université d’Oxford au développement mondial, la production et la livraison du candidat vaccin potentiel de l’Université contre la COVID-19, AZD1222.

AstraZeneca s’est engagée à mettre le vaccin potentiel à disposition sans bénéfices pendant la pandémie. Elle coopère avec des gouvernements, des organisations multilatérales et des partenaires du monde entier pour, si les essais cliniques réussissent et les autorités d’homologation octroient l’AMM, assurer un accès large et équitable au vaccin développé.

Sur la base du contrat existant avec la Commission européenne, AstraZeneca a conclu un accord avec la Suisse pour la livraison de jusqu’à 5,3 millions de doses de son vaccin contre la COVID 19 AZD1222. Cela permet à la Suisse d’accéder au vaccin pendant la pandémie sur une base équitable et neutre du point de vue des bénéfices.

Jusqu’à 50 000 personnes vont participer dans le monde entier aux essais de la dernière phase de développement. Les résultats de ces études ne sont pas attendus avant la fin de cette année, en fonction du taux d’infections dans les groupes d’essais cliniques. Début octobre, Swissmedic a entamé l’expertise scientifique de l’AZD1222 dans le cadre d’une procédure de soumission des données en continu.


Fin mars, Johnson & Johnson a réussi à identifier un candidat vaccin prometteur contre la COVID-19. Sur la base de données précliniques convaincantes et après concertation avec les autorités d’homologation, l’entreprise a pu encore accélérer le développement du candidat vaccin contre la COVID-19 (Ad26.COV2.S).

Après que les essais cliniques de phase 1 et 2a ont montré des résultats intermédiaires positifs au sujet du profil de sécurité et de l’immunogénicité suite à une vaccination unique, Janssen a entamé l’essai de phase 3 en septembre 2020. Les données montrent qu’une dose de vaccin unique a déclenché chez presque tous les participants âgés de 18 ans et plus une forte production d’anticorps neutralisants et a été bien tolérée en général. La réaction immunitaire était similaire dans tous les groupes d’âge étudiés, y compris chez les adultes d’un certain âge.

Johnson & Johnson s’efforce de mettre à la disposition du grand public un vaccin contre la COVID-19 abordable, selon une approche d’utilité publique, pour l’emploi d’urgence en cas de pandémie.

Janssen Vaccines à Berne-Bümpliz est impliquée de manière décisive dans les activités de Johnson & Johnson liées à la COVID-19. Le centre de compétences pour les vaccins viraux et bactériens et les nouveaux traitements est responsable du conditionnement stérile et de la livraison de la formule finale du vaccin contre la COVID-19 pour les essais de phase 1 et en grande partie aussi pour les essais de phase 3. Le vaccin contre le virus Ébola a déjà été fabriqué ces dernières années à Berne sur la même plate-forme de production virale.


Le 19 octobre 2020, Swissmedic a annoncé que Pfizer avait déposé une demande d’AMM pour le BNT162b2. Ce candidat vaccin se base sur la technologie ARNm de l’entreprise de biotechnologie BioNTech et est le principal candidat du programme des deux entreprises visant le développement d’un vaccin contre la COVID-19.

Dans le cadre d’une procédure de soumission en continu («Rolling Submission»), Swissmedic examine les données en continu dès qu’elles sont disponibles, ce qui accélère l’évaluation du candidat vaccin. Cela ne change rien au fait que celui-ci doit satisfaire aux critères fixés par Swissmedic en termes d’efficacité, de sécurité et de qualité.


GSK coopère dans le monde entier avec des entreprises et des groupes de recherche qui travaillent sur des candidats vaccins prometteurs contre la COVID-19 en utilisant la technologie innovante des adjuvants de GSK. L’utilisation d’un adjuvant qui renforce l’effet du vaccin est particulièrement importante en situation de pandémie, car elle permet de réduire la quantité de protéine vaccinale requise pour chaque dose et donc de produire plus de doses de vaccin, pour protéger au total un plus grand nombre de personnes. Pendant la pandémie, GSK ne vise pas à générer de profit à partir des vaccins contre la COVID-19, mais entend réinvestir tout bénéfice à court terme dans la recherche sur le coronavirus et la prévention à long terme des pandémies, que ce soit par des investissements internes à GSK ou en coopération avec des partenaires externes.

Médicaments

Pour lutter contre la pandémie de coronavirus SARS-CoV-2, les efforts portent non seulement sur le développement de vaccins, mais aussi sur des médicaments existants et nouveaux. Il apparaît de plus en plus clairement que la lutte contre la pandémie à l’échelon mondial devra passer non seulement par le développement de vaccins, mais aussi de médicaments de nature à prévenir et soigner la maladie. Avoir plusieurs options de traitement accroît la probabilité d’atteindre et soigner les patient-e-s dans le monde entier et peut s’avérer important pour certains groupes de population à risque, susceptibles de bénéficier d’un traitement préventif. À cet égard, des médicaments déjà autorisés contre une autre maladie, ou tout au moins en cours de développement, sont particulièrement intéressants. En effet, leur utilisation pour d’autres indications, par exemple le traitement de la COVID-19, peut être plus rapidement autorisée que s’il s’agit d’un médicament entièrement nouveau. Les chercheurs du domaine pharmaceutique parlent de «Repurposing» ou réutilisation de médicaments.


AstraZeneca travaille au développement d’une combinaison d’anticorps, AZD7442, actuellement en phase III dans deux essais cliniques impliquant plus de 6000 participant-e-s. Cette combinaison d’anticorps imite des anticorps naturels et présente le potentiel d’empêcher le déclenchement de la maladie chez les patient-e-s déjà infecté-e-s par le virus, de la soigner, mais aussi d’agir comme intervention préventive avant une exposition au virus. Une telle combinaison d’anticorps pourrait compléter la prévention par les vaccins, par exemple pour les personnes qui ne peuvent pas se faire vacciner, ou pour renforcer la protection des personnes à haut risque.


Le Veklury (remdesivir), développé par Gilead, est le premier traitement antiviral de la COVID-19 pour lequel des essais cliniques ont mis en évidence une amélioration de l’état des patient-e-s. Ce traitement leur permet de guérir plus rapidement, permet des économies de temps et de ressources et donc une réduction des dépenses dans le système de santé.

Les résultats de trois études randomisées contrôlées ont confirmé le bénéfice clinique du Veklury. Ces données confortent dans l’utilisation du Veklury en tant que traitement standard pour les patient-e-s hospitalisé-e-s pour une COVID-19.

Grâce à l’étroite collaboration constructive avec les autorités suisses, le médicament est à la disposition des patient-e-s en Suisse depuis le début de la pandémie dans le cadre d’études et de programmes d’accès et est pris en charge par l’assurance de base depuis début juillet.


Novartis a récemment annoncé sa coopération avec Molecular Partners pour le développement de deux traitements susceptibles d’être utilisés contre la COVID-19. Novartis apporte de multiples contributions aux efforts mondiaux de lutte contre la pandémie de COVID-19. Ses médicaments MP0420 et MP0423 ont le potentiel d’être utilisés pour la prévention et le traitement de la COVID-19, peuvent être produits en grandes quantités et ne nécessitent pas de stockage réfrigéré.

Michèle Sierro

Responsable communication Suisse romande

+41 79 305 84 30

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