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Anciens communiqués

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21/03/2012

Prix des médicaments: la décision prise aujourd'hui par le Conseil fédéral nuit à la place économique et scientifique  

10/02/2012

Deux nouveaux membres d'Interpharma: Boehringer Ingelheim et UCB  
08/02/2012 La part des médicaments aux coûts de santé diminue à nouveau  
20/01/2012 La régulation du prix des médicaments s'avère efficace  
25/11/2011 Ensemble contre les médicaments au passé trouble  
22/09/2011 Premier rapport annuel sur la Charte pour la protection des animaux de l'industrie pharmaceutique  
15/09/2011 L'industrie pharmaceutique reste un moteur de croissance de l'économie suisse  
15/09/2011 Les dépenses de santé réduisent les frais de maladie  
31/08/2011 L'industrie pharmaceutique est le leader de la recherche et développement nationale  
22/06/2011 Les maladies rares doivent être remboursées  
24/02/2011 Nouvelle édition de la publication «Santé publique en Suisse»  
18/02/2011 Amgen nouveau membre d'Interpharma  
24/01/2011 Marché pharmaceutique 2010: 1,3%  
  21/12/2010 Les réglementations de prix se montrent efficaces
  08/12/2010 Réactions ambivalentes aux modèles de soins intégrés
  26/10/2010 Gestion intégrée des soins à l'exemple du diabète - Meilleur traitement et allègement pour les patients
  24/10/2010 santésuisse et l'industrie pharmaceutique lancent le débat sur l'évaluation du bénéfice 
  19/08/2010 L'industrie pharmaceutique investit des sommes considérables dans la place de recherche qu'est la Suisse
  24/06/2010 Réactions ambivalentes aux modèles de soins intégrés  
  20/06/2010 L'industrie pharmaceutique pose de nouveaux jalons en matière de protection des animaux de laboratoire
  17/02/2010 Les déspenses consacrées aux médicaments sont stables
  01/02/2010 L'industrie pharmaceutique salue l'article constitutionnel concernant la recherche sur l'être humain
  22/01/2010 Marché pharmaceutique 2009: les baisses de prix entraînent une faible croissance
  16/11/2009 Assureurs-maladie et industrie pharmaceutique présentent en commun une comparaison avec l'étranger du prix des médicaments
  30/10/2009 En ces temps de récession, l'industrie pharmaceutique est un important pilier de l'économie
  29/06/2009 Large acceptation de la vaccination contre la rougeole
  28/05/2009 Intepharma: Roland Schlumpf va prendre la tête de communication
  19/03/2009 Prix des médicaments - Interpharma demande une table ronde
  14/11/2008 Interpharma réclame une politique économique axée sur l'innovation


21 mars 2012

Prix des médicaments: la décision prise aujourd'hui par le Conseil fédéral nuit à la place économique et scientifique

Interpharma est très déçue par la décision du Conseil fédéral sur les ordonnances relatives au prix des médicaments. 

Le fait qu'au moment même où le franc suisse est, de l'avis général, nettement surévalué, le Conseil fédéral décide de ne plus appuyer les prix suisses que sur les prix étrangers, est difficilement compréhensible. Les entreprises suisses, dont les coûts de recherche et développement sur place ont fortement augmenté depuis trois ans par comparaison avec l'étranger, sont à nouveau pénalisées par de fortes baisses de prix.

D'après les bases légales en vigueur, le prix des médicaments est contrôlé en Suisse tous les trois ans sur la base de comparaisons avec d'autres médicaments ayant le même effet ainsi que des prix pratiqués à l'étranger. De plus, pendant la durée de validité du brevet, les coûts investis dans la recherche et le développement sont pris en compte. Ce contrôle des prix a été introduit alors que les taux de change étaient stables, le gouvernement et le Parlement soulignant maintes fois leur volonté d'offrir un environnement attractif à l'innovation et de renforcer la place pharmaceutique suisse. Par sa modification de l'ordonnance, le Conseil fédéral fait exactement l'inverse. Il veut que le contrôle des prix s'oriente uniquement vers les prix pratiqués à l'étranger, ceci ne s'appliquant plus qu'aux baisses de prix, y compris si la différence de prix avec l'étranger est uniquement due aux fluctuations monétaires. 

Par cette décision exclusivement orientée vers les coûts, le Conseil fédéral désavoue les inquiétudes souvent exprimées depuis quelques mois, y compris au Parlement, au sujet de la place pharmaceutique suisse et il montre qu'il n'envisage pas sérieusement d'élaborer un plan directeur pour renforcer celle-ci.  

La décision du Conseil fédéral est non seulement douteuse du point de vue de la politique économique, mais aussi controversée du point de vue juridique. En effet, les critères EAE servant actuellement à contrôler le caractère économique des médicaments se basent sur la Loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal), que seul le Parlement est habilité à modifier. Le Conseil fédéral crée donc une insécurité juridique.   

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10 février 2012

Deux nouveaux membres d'Interpharma: Boehringer Ingelheim et UCB

Interpharma, l'association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche, a accueilli Boehringer Ingelheim et UCB en tant que nouveaux membres en janvier 2012. Interpharma regroupe donc maintenant dix entreprises: Actelion, Merck Serono, Novartis et Roche en tant que membres; Amgen, Bayer Schering Pharma Suisse, Boehringer Ingelheim Suisse, Janssen-Cilag, UCB et Vifor Pharma en tant que membres associés. 

«Nous sommes heureux de pouvoir accueillir Boehringer Ingelheim Suisse et UCB en tant que nouveaux membres», a déclaré Thomas Cueni, secrétaire général d'Interpharma. «Leur adhésion est un signe de l'intérêt que les entreprises pharmaceutiques pratiquant la recherche portent à la Suisse en tant que site de recherche et pôle pharmaceutique. Notre association ouvre pour que la Suisse continue à offrir des conditions cadres favorables à une industrie hautement novatrice et concurrentielle à l'échelon international, apportant une contribution importante au progrès et à l'amélioration de la qualité de vie». 
Pour Boehringer Ingelheim Suisse, l'adhésion à Interpharma représente une étape importante car une priorité de premier ordre de l'entreprise est de fournir aux patients des médicaments novateurs, afin d'apporter une contribution à la qualité de vie de la population suisse.

Le groupe pharmaceutique belge UCB investit au total 250 millions d'euros pour agrandir son site industriel à Bulle (FR) en construisant un centre de production biotechnologique. Ce centre de production doit être mis en service en 2015. À plus long terme, il est prévu de créer 140 nouveaux emplois. Actuellement, plus de 250 personnes sont employées sur le site de Bulle. En raison de l'essor rapide de cet engagement en Suisse, l'adhésion à Interpharma est une conséquence logique.

À propos de Boehringer Ingelheim
Le groupe Boehringer Ingelheim figure parmi les 20 premières entreprises pharmaceutiques au monde. Le siège du groupe est situé à Ingelheim en Allemagne. Boehringer Ingelheim est présent dans 145 entreprises réparties dans 50 pays et emploie au total 42 224 collaboratrices et collaborateurs. Les principales indications de cette entreprise familiale indépendante créée en 1885 sont dans les domaines des voies respiratoires, des maladies cardio-vasculaires, du système nerveux central, de l'oncologie, du syndrome métabolique et de la virologie. En Suisse, Boehringer Ingelheim emploie une centaine de personnes. La filiale suisse génère des ventes d'un montant de 80 millions de francs dans les trois domaines d'activités médicaments soumis à ordonnance, automédication et santé animale.

À propos d'UCB
UCB est une entreprise biopharmaceutique mondiale, disposant de filiales dans plus de 40 pays et qui a généré en 2010 un chiffre d'affaires global de 3,2 milliards d'euros. En Suisse, UCB a atteint un chiffre d'affaires de 30 millions de francs. Les principaux domaines de recherche d'UCB sont les maladies du système nerveux central et du système immunologique. En font partie entre autres l'épilepsie, la maladie de Parkinson, la maladie de Crohn ainsi que diverses allergies. UCB s'est spécialisé dans la combinaison de molécules basées sur des anticorps avec de petites molécules chimiques. 

À propos d'Interpharma
Interpharma est l'association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche. Elle a été fondée en 1933. Interpharma défend des conditions cadres favorables à l'innovation en Suisse et à l'étranger. L'industrie pharmaceutique est un secteur clé et un moteur de croissance important de l'économie suisse. Elle emploie plus de 36 000 collaboratrices et collaborateurs. 135 000 emplois dépendent directement ou indirectement de l'industrie pharmaceutique, soit une augmentation de plus de 80% depuis 1990. Cette branche a en outre une productivité supérieure à la moyenne et est directement ou indirectement responsable d'une valeur ajoutée de 29,2 milliards de francs, ce qui représente une part d'environ 5,7% du produit intérieur brut nominal. Depuis 1990, la branche pharmaceutique dans son ensemble a accru ses exportations de 8 à 61 milliards de francs, marquant ainsi de façon déterminante la croissance économique en Suisse.  

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8 février 2012 

La part des médicaments aux coûts de santé diminue à nouveau

Les coûts de santé ont à nouveau augmenté beaucoup plus fortement en 2009 qu'au cours des cinq dernières années. Avec 10.1 % des coûts de santé, la part des médicaments a continué à diminuer. Ces informations et bien d'autres sont contenues dans la 31e édition de l'ouvrage statistique de référence «Santé publique en Suisse 2012». 

En 2009, les coûts de santé ont augmenté beaucoup plus fortement qu'au cours des cinq années précédentes, atteignant 61 milliards de francs. Avec 10.1 % des coûts de santé, la part des médicaments a continué à diminuer. Diverses mesures d'économie ont fait nettement baisser l'indice des prix des médicaments. Les dépenses ayant en revanche augmenté sont, d'après l'Office fédéral de la statistique, celles dues aux traitements ambulatoires à l'hôpital (+6.3 %), aux soins de longue durée en EMS (+5.1 %) et aux soins hospitaliers stationnaires aigus (+4.4 %). 

Prévalence de la démence en augmentation
En Suisse, environ 100 000 personnes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer ou autre forme de démence, mais un tiers des cas seulement sont diagnostiqués. La prévalence des démences augmente avec l'âge. Dans le groupe d'âge des 30 à 64 ans, le nombre de personnes atteintes de cette maladie était en Suisse d'environ 1 300 en 2009, dans le groupe d'âge des 85 à 89 ans en revanche, on comptait 7 297 cas chez les hommes et 18 279 cas chez les femmes. 

Vous trouverez plus d'informations ainsi que les graphiques de la publication «Santé publique en Suisse» sur le site Internet d'Interpharma, à la rubrique «Faits et statistiques». La brochure est en outre disponible gratuitement sur papier ou sur CD-ROM.

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20 janvier 2012

La régulation du prix des médicaments s'avère efficace 

L'association des assureurs-maladies santésuisse et les associations professionnelles de l'industrie pharmaceutique (Interpharma, vips) procèdent ensemble, depuis 2009, à une comparaison des prix d'usine des médicaments en Suisse avec les prix de l'étranger. L'étude porte sur les médicaments protégés par un brevet, sur ceux dont le brevet est échu et sur les génériques. Les six pays de comparaison sont l'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la France et l'Autriche.

L'étude présentée aujourd'hui à Berne montre, pour la moyenne du panier des pays de référence, que les prix d'usine des 200 médicaments soumis à brevet qui génèrent les chiffres d'affaires les plus élevés, sont supérieurs de 10 à 20% en Suisse, selon le taux de change appliqué. Si l'on tient compte des effets dus aux taux de change, la différence est restée stable par rapport à 2010.

Cette année là, la différence était de 6%. Pour les médicaments dont le brevet est échu, les prix suisses de 2011 sont - selon le taux de change appliqué - entre 3% inférieurs et 6% supérieurs à ceux des six pays de référence. Si l'on considère les 250 principes actifs générant les chiffres d'affaires les plus élevés, les prix d'usine des génériques sont nettement plus élevés en Suisse que dans les six pays de référence. Cette différence s'est stabilisée à un niveau historique de 50%. Depuis 2009 toutefois, la différence s'est réduite d'un quart. Pour Peter A. Huber, directeur d'Intergenerika, les nouvelles mesures prévues jusqu'en 2015 provoqueront des baisses sur les prix des génériques de 20 points de pourcent ; la différence de prix diminuerait ainsi pratiquement de moitié. La situation particulière du marché suisse (taille réduite, plurilinguisme, exigences des autorités, exigence de qualité) ne per-mettront pas de baisses de prix supplémentaires.

Pour Thomas Binder, directeur vips, les mesures exceptionnelles d'adaptation des prix et la nouvelle comparaison internationale périodique de 2011 ont provoqué une baisse des prix et généré des économies dans le domaine du médicament. Le marché pharmaceutique ne connaîtra plus de croissance ces prochaines années, du fait de l'échéance de nombreux brevets. Analyse que partage Thomas Cueni, secrétaire général d'Interpharma : « Les différences de prix par rapport à l'étranger des médicaments protégés par un brevet se sont progressivement atténuées au fil des années ; aujourd'hui, elles ne s'expliquent plus que par les taux de change ». Stefan Holenstein, directeur a.i. de santésuisse, est persuadé qu'un potentiel de baisse des coûts important subsiste encore ; santésuisse continue donc à s'engager pour des baisses de prix et contribue ainsi à la maîtrise des coûts de la santé, au bénéfice des assurés.

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25 octobre 2011

Ensemble contre les médicaments au passé trouble

Les médicaments illégaux sont mortels : tel est l'un des principaux messages de la campagne nationale lancée conjointement par l'autorité suisse de contrôle des produits thérapeutiques, les pharmacies suisses et l'industrie pharmaceutique de Suisse. Sous la houlette de STOP A LA PIRATERIE, elles invitent les consommateurs à ne pas acheter de produits thérapeutiques sur Internet. 

La campagne commune lancée par Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques, la Société suisse des pharmaciens pharmaSuisse ainsi que les associations des entreprises pharmaceutiques Interpharma et la vips s'adresse directement aux acheteurs potentiels : jusqu'au 5 novembre, ils peuvent en effet faire contrôler gratuitement les médicaments commandés sur Internet dans l'une des 760 pharmacies participant à cette action en Suisse. Ils peuvent également retracer, en visionnant un court-métrage, le parcours d'un médicament illégal et - dans le cas présenté - mortel, en remontant jusqu'à son origine trouble dans un laboratoire installé par des criminels dans une arrière-cour. 

Des médicaments qui nuisent au lieu de soigner
Au coeur de cette campagne : la prévention par l'information. Les contrefaçons de médicaments et leur commerce sont en progression partout dans le monde - accroissant d'autant les risques pour les consommateurs. La criminalité liée aux produits thérapeutiques est aujourd'hui l'un des secteurs d'activité phares des organisations internationales de malfaiteurs. Le chiffre d'affaires annuel découlant des médicaments illégaux est en effet estimé à plusieurs milliards de francs. Nombreux sont les acheteurs de bonne foi qui ne savent toujours pas ou qui continuent de ne pas croire que ces « médicaments », loin de les guérir, sont souvent nuisibles. Ainsi, les pilules vantées sur Internet comme « naturelles » et « exclusivement à base de plantes » contiennent presque toujours uniquement des principes actifs chimiques parfois toxiques.

C'est d'ailleurs ce que révèlent les analyses réalisées dans les laboratoires de Swissmedic sur les produits régulièrement saisis en collaboration avec les douanes. En septembre, des produits provenant prétendument d'Europe de l'Ouest ont ainsi été retenus lors de l'action internationale « Pangea IV ».

Microsite et court-métrage 

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22 septembre 2011  

Premier rapport annuel sur la Charte pour la protection des animaux de l'industrie pharmaceutique  

Les entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche publient en 2011 leur premier rapport annuel en relation avec la Charte pour la protection des animaux adoptée en 2010. Par cette charte, les sociétés membres d'Interpharma s'engagent à poursuivre et à développer l'amélioration des conditions en matière d'expérimentation animale et de la protection des animaux de laboratoire. 
 
L'industrie pharmaceutique pratiquant la recherche en Suisse répond aux conditions d'une des législations sur la protection des animaux parmi les plus strictes au monde. Les entreprises membres de l'association Interpharma actives au niveau mondial entendent encore développer ces normes élevées sur le sol helvétique et les améliorer davantage partout dans le monde. Cette volonté à été ancrée en 2010 dans une charte en dix points. Conformément au dixième de ces points, les sept sociétés signataires de la charte s'engagent à publier chaque année un rapport sur les progrès réalisés en matière de protection animale. 

Le principe des 3R
L'idée fondamentale de la charte repose sur le principe des 3R, c'est-à-dire réduire, réformer et remplacer les expérimentations animales. Interpharma et la Confédération, avec le concours de la Fondation 3R, gèrent en commun des projets visant à améliorer les méthodes exigeant le recours aux animaux de laboratoire ou à développer des techniques de remplacement. De telles améliorations au sens des 3R font l'objet de recherches permanentes au sein des entreprises. Parmi ces dernières, certaines distinguent chaque année des projets novateurs et des percées décisives par la remise d'un Prix 3R. Sur le fond, le bien-être animal dépend de la bonne formation du personnel. C'est dans cette optique qu'a été développé le nouvel outil en ligne LAS destiné aux gardiens d'animaux et aux chercheurs. Ce didacticiel disponible en trois langues dispense une formation de qualité.

Engager et entretenir le dialogue
Les sept membres, à savoir Novartis, Roche, Merck Serono, Actelion, Bayer, Vifor et Cilag, entretiennent une commu-nication ouverte et constructive. Ils ont, durant l'année sous revue, à maintes reprises échangé leurs conclusions et leurs expériences. A cet égard, la charte a également été soumise à l'examen critique d'experts externes. Par ailleurs, les signataires s'efforcent d'engager activement le dialogue avec d'autres parties prenantes. Afin de porter le débat également au-delà des murs des sociétés et des frontières de la Suisse, la Charte pour la protection des animaux est présentée aux partenaires contractuels nationaux et internationaux. De plus, les membres s'engagent à obliger contractuellement leurs partenaires à respecter les normes élevées de bien-être animal. Dans ce contexte, Interpharma et ses entreprises membres ont pris contact avec la Protection Suisse des Animaux (PSA) et, par cette démarche, entament le dialogue avec une des organisations de protection animale les plus influentes du pays.

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15 septembre 2011 

L'industrie pharmaceutique reste un moteur de croissance de l'économie suisse

L'industrie pharmaceutique, principale branche d'exportation de la Suisse, a encore accru sa valeur ajoutée, son nombre d'emplois et sa productivité. Les perspectives sont en principe bonnes, même si l'évolution des conditions cadres inquiète la branche. 

La récente crise économique n'a pas ébranlé l'industrie pharmaceutique. Bien au contraire: pendant cette phase, la branche a été l'un des principaux piliers de la conjoncture économique suisse. L'industrie pharmaceutique est responsable de plus de 30 % des exportations suisses. Sa valeur ajoutée directe et indirecte atteint près de 30 milliards de francs, soit une part de 5.7 % du produit intérieur brut nominal. Tandis que la valeur ajoutée nominale, en raison de la pression croissante sur les prix et de l'évolution des taux de change (hausse du franc suisse), perd un peu de vitesse et n'atteint actuellement plus les forts taux de croissance qu'elle affichait par le passé, la croissance réelle reste forte et solide, atteignant plus de 4 %. C'est ce que montre une étude réalisée par Polynomics en collaboration avec BAK Basel Economics sur mandat de l'association de la branche pharmaceutique Interpharma. Elle comble une lacune dans les données officielles qui ne permettent toujours pas de considérer isolément l'industrie pharmaceutique suisse.

Productivité largement supérieure à la moyenne
Le nombre de personnes travaillant dans l'industrie pharmaceutique a augmenté de 3 % en 2010, atteignant 36 700 collaboratrices et collaborateurs. Si l'on tient compte des activités qui lui sont liées en amont et en aval, plus de 135 000 emplois dépendaient en 2010 de cette branche. Le secteur pharmaceutique affiche en outre une productivité supérieure à la moyenne. La valeur ajoutée de 400 000 francs par personne active et par an ou 232 francs par heure de travail est plus de trois fois supérieure à la productivité moyenne de l'économie globale. La branche pharmaceutique est ainsi nettement en tête, devant les assurances (194 francs par heure) et les banques (137 francs par heure).

Inquiétudes au sujet des conditions cadres
Compte tenu de ces chiffres, les perspectives de la branche sont en principe bonnes. Cependant, Thomas Cueni, secrétaire général d'Interpharma, s'est dé-claré inquiet de l'évolution des conditions cadres. En font partie la force du franc suisse, les obstacles administratifs à la recherche et au développement, les délais dans les processus d'autorisation de mise sur le marché ainsi que les offensives contre la libre circulation des personnes. «Il faut sauvegarder la qualité du site d'activité. Elle est décisive pour que l'essor de l'industrie pharmaceutique en Suisse se poursuive», a conclu M. Cueni lors de la conférence de presse à Berne. 

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15 septembre 2011 

Les dépenses de santé réduisent les frais de maladie

Les dépenses de santé sont très souvent en point de mire de l'opinion publique, car elles augmentent constamment et entraînent régulièrement une augmentation des primes des caisses-maladie. Une étude montre à présent que la lutte contre la hausse des dépenses de santé n'est pas toujours entièrement positive car elle peut entraîner une augmentation des frais de maladie.

Une personne malade cause des dépenses de santé. D'après une recherche de Polynomics mandatée par Interpharma, elles se montent par exemple à 190 millions de francs par an en Suisse pour l'ensemble des patient(e)s atteint(e)s de sclérose en plaques (SEP). Cette somme comprend par exemple la rémunération des médecins et les dépenses pour des médicaments. C'est uniquement cette somme qui fait l'objet de débats publics sur les coûts de la santé. Or, viennent s'y ajouter des coûts directs non médicaux, par exemple les dépenses d'adaptation du logement afin de le rendre accessible à une personne handicapée ou les frais de transport pour se rendre chez le médecin. Chez les patients atteints de SEP, ces coûts se montent à 55 millions de francs. Outre des dépenses financières, la maladie entraîne également une perte de temps productif. Il en résulte des absences sur le lieu de travail, et par là même des coûts indirects par perte de productivité tant pour l'employeur que pour le salarié. Les coûts indirects sont également à prendre en compte lorsque des membres de la famille et des amis consacrent du temps à soigner eux-mêmes des patients (soins dits informels). Dans le cas des patients atteints de SEP, ces coûts se montent à 273 millions de francs. Par conséquent, sur l'ensemble des frais de maladie de 520 millions de francs, seuls 37% sont imputables aux dépenses de santé.

Retour plus rapide au travail grâce à l'innovation
L'analyse statique montre qu'une prise en compte exclusive des dépenses de santé peut aboutir à des conclusions erronées, car seule une petite partie des frais de maladie globaux est prise en considération. Les dépenses de santé réduisent les autres frais de maladie, car un meilleur état de santé ou une guérison plus rapide entraînent moins de pertes de productivité et moins de soins informels. Cette influence exercée sur les frais de maladie par les dépenses de santé revêt avant tout de l'importance dans le contexte du progrès médico-technologique. Les innovations enregistrées dans le système de santé aboutissent à des instruments, des médicaments et des procédés nouveaux, qui sont généralement plus coûteux que ceux qui existent, mais qui permettent en contrepartie de traiter les maladies plus efficacement et plus rapidement. Les exemples sont multiples. Ainsi les procédés de chirurgie mini-invasive, tels que la colioscopie, ont permis aux patients souffrant de hernie inguinale de retourner au travail aujourd'hui environ deux fois plus vite après l'opération et de souffrir nettement moins.

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31 août 2011

L'industrie pharmaceutique est le leader de la recherche et développement nationale

En Suisse, l'industrie pharmaceutique joue un rôle de premier plan en recherche et développement: en 2010, la Suisse a représenté 35,5% des investissements en recherche et développement des sociétés Interpharma. Ces informations et bien d'autres encore figurent dans la 18e édition de la publication statistique «Le marché du médicament en Suisse».

Cette industrie est en tête lorsqu'il s'agit de stimuler et de soutenir la recherche et le développement en Suisse. En 2010, malgré la crise financière et économique, les sociétés Interpharma ont continué à investir massivement, près de 6,4 milliards de francs, dans le site de recherche suisse. Leur contribution s'est ainsi élevée à environ 40% de l'ensemble des dépenses effectuées en Suisse par les sociétés, les universités et l'Etat pour la recherche et le développement. Dans ce domaine, la Suisse a représenté 35,5% des dépenses mondiales des sociétés Interpharma. Cela correspond à un sixième de leur chiffre d'affaires au sein de la Confédération.

La baisse du prix des médicaments se poursuit
En 2010 également, les caisses-maladie et l'industrie pharmaceutique ont mené ensemble une étude comparative sur les prix des médicaments. Elle a révélé qu'ils étaient de plus en plus bas en Suisse et par rapport à l'Europe. En raison de ces mesures de réduction des prix des médicaments originaux et de l'expiration des brevets de médicaments à fort chiffre d'affaires, le marché suisse des médicaments a enregistré en 2010 son premier recul des ventes depuis son étude statistique. La part des coûts des médicaments dans l'ensemble des coûts liés à la santé s'est stabilisée ces dernière années autour de 10,1% et ce malgré l'augmentation constante de la consommation de médicaments.

L'industrie pharmaceutique contribue grandement à la croissance économique suisse
En 2010, les exportations de produits pharmaceutiques sont passées à 60,6 milliards, constituant près d'un tiers du volume total des exportations suisses. En outre, l'Europe est le débouché le plus important pour les produits pharmaceutiques helvétiques, alors que les pays émergents ne cessent de gagner en importance. L'excédent des exportations de 35,4 milliards, nettement supérieur à celui de l'année dernière, reflète la forte compétitivité de l'industrie pharmaceutique suisse, qui repose toujours sur une productivité du travail et une capacité d'innovation supérieures à la moyenne. Même la courbe de l'emploi se maintient, le secteur contribuant grandement à la croissance économique nationale.

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter la publication «Le marché du médicament en Suisse Edition 2011» disponible à la rubrique Faits et statistiques / Le marché du médicament en Suisse. Vous pouvez vous procurer la brochure gratuitement en version papier ou sur CD-ROM.

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22 juin 2011

Les maladies rares doivent être remboursées 

Les maladies rares relèvent du remboursement obligatoire. Tel est le jugement porté par les citoyennes et les citoyens, contrairement à l'avis du Tribunal fédéral. De l'enquête représentative actuelle menée par le gfs.berne, il ressort en outre que les opinions relatives aux soins intégrés n'ont pratiquement pas changé. L'incitation à choisir des modèles de soins intégrés doit passer par une amélioration de la qualité et non par une sanction via des quotes-parts plus élevées.

Fin 2010, en réponse à une question sur le remboursement de médicaments concernant une patiente atteinte d'une maladie rare, le Tribunal fédéral a fixé pour la première fois en Suisse une valeur seuil relative au rationnement médical. Cette décision ne trouve pas grâce auprès des citoyennes et des citoyens, comme le montre le 15e « Moniteur de la santé gfs ». Pour 83 % des personnes interrogées, la prise en charge des coûts générés par des maladies rares relève du remboursement obligatoire. La décision de prise en charge doit d'abord s'effectuer sur la base de considérations médicales et en tenant compte de la qualité de vie des patientes et des patients (91 %). Des décisions prises uniquement sur la base de considérations de coûts sont rejetées par plus des deux tiers des personnes interrogées. Une majorité dénie également au Tribunal fédéral toute compétence en la matière.

Modèles de soins intégrés
L'opinion des citoyennes et des citoyens sur la question des soins intégrés a peu changé par rapport à 2010. Pour 79 %, l'attractivité de ces modèles dépend étroitement de la possibilité de ralentir la croissance individuelle des primes. Pour la majorité (79 %), il apparaît aussi clairement que les modèles de soins intégrés ne doivent pas désavantager les malades chroniques.

La caisse unique ne recueille pas de majorité
Le sujet est connu des citoyennes et des citoyens (54 %), mais 51 % préféreraient conserver le système actuel, alors que 40 % se prononcent pour une caisse unique - l'adhésion à cette option étant en l'occurrence plus élevée en Suisse romande et gagnant quelque peu du terrain dans les régions rurales. Environ 65 % considèrent la concurrence entre les caisses-maladies comme favorisant la qualité, tandis que, pour 62 %, la chasse aux bons risques parlerait plutôt en faveur de la caisse unique. Chez une majorité, la caisse unique suscite aussi l'attente d'une simplification du système.

La santé personnelle est à nouveau jugée plus positivement
De plus en plus de Suissesses et de Suisses ont émis un jugement plus critique sur leur état de santé au cours de la période 2000-2005. On observe ici un léger mieux. A la question : « Comment vous sentez-vous actuellement sur le plan de la santé ? » 71 % ont répondu « bien » ou « très bien » dans l'enquête relative au « Moniteur de la santé gfs 2011 ». Les personnes interrogées vont à peu près aussi souvent chez le médecin que dans les périodes d'enquête passées, et c'est le meilleur médicament qui est réclamé (53 %), pas le meilleur marché (21 %). Conclusion : les Suissesses et les Suisses se sentent majoritairement en bonne santé.

Qualité et liberté de choix - valeurs cardinales du système de santé
Les trois quarts des personnes interrogées - taux pratiquement inchangé depuis des années - attribuent à la qualité du système de santé les notes « bon » à « très bon ». Le principal changement dans ce domaine par rapport à l'année précédente réside dans la couverture des prestations par l'assurance de base : 63 % des citoyennes et des citoyens souhaitent de manière encore plus claire qu'auparavant que l'assurance de base prenne en charge l'ensemble des prestations et revête moins le caractère d'une assurance (à haut) risque (33 %). Par ailleurs, néanmoins, l'exigence expresse du libre choix du médecin ou de l'hôpital a nettement diminué depuis 2007, passant de 50 % à l'époque à aujourd'hui encore 21 %. Cependant, seuls 13 % tendent encore à se laisser stipuler par les caisses-maladie le choix du médecin ou de l'hôpital. Au total, ce sont en effet 86 % qui préféreraient ne pas renoncer à cette liberté.

Le « Moniteur de la santé gfs 2011 » sur le web
Vous trouverez l'essentiel en bref sur le « Moniteur de la santé gfs 2011 » à la rubrique « Faits et statistiques / Moniteur de la santé gfs ».

L'enquête représentative « Moniteur de la santé gfs » a été menée par l'Institut gfs.berne. 

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24 février 2011 

Nouvelle édition de la publication «Santé publique en Suisse»

Les coûts de santé ont à nouveau augmenté beaucoup plus fortement en 2008 qu'au cours des cinq années précédentes. Avec 10.1% des coûts de santé, la part des médicaments a continué à diminuer. Ces informations et bien d'autres sont contenues dans la 30e édition de l'ouvrage statistique de référence «Santé publique en Suisse 2011».

En 2008, les coûts de santé ont augmenté beaucoup plus fortement qu'au cours des cinq années précédentes, atteignant 58.5 milliards de francs. La tendance au ralentissement de l'accroissement des coûts ne s'est donc pas poursuivie. Avec 10.1% des coûts de santé, la part des médicaments a continué à diminuer. Diverses mesures d'économie ont fait nettement baisser l'indice des prix des médicaments. D'après l'OFSP, les coûts engendrés par l'excès de poids ont en revanche fortement augmenté, atteignant 5.7 milliards de francs en 2006. Ces coûts sont principalement dus au traitement de maladies essentiellement causées par l'excès de poids.

Augmentation prévisible des démences
Au début du siècle dernier, l'espérance de vie moyenne d'un nouveau-né était de moins de 50 ans. Grâce à une amélioration de l'hygiène et du niveau de vie ainsi qu'à une prise en charge médicale de bonne qualité, l'espérance de vie a connu une progression importante. Aujourd'hui, l'espérance de vie à la naissance est de 79.8 ans pour les hommes et de 84.4 ans pour les femmes. La maladie d'Alzheimer est caractéristique des personnes âgées, et sa fréquence va donc probablement augmenter avec l'allongement de l'espérance de vie. La plus grande part des coûts engendrés par les démences concerne les séjours en EMS (47%), suivis des coûts indirects des soins et de la prise en charge par les proches.

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18 février 2011

Amgen nouveau membre d'Interpharma

Interpharma, l'association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche, a accueilli Amgen Suisse en tant que nouveau membre en janvier 2011. Interpharma regroupe donc maintenant huit entreprises: Actelion, Merck Serono, Novartis et Roche en tant que membres; Amgen, Bayer Schering Pharma Suisse, Cilag Switzerland et Vifor Pharma en tant que membres associés.

«Nous sommes heureux d'accueillir Amgen Suisse en tant que nouveau membre», a déclaré Thomas Cueni, secrétaire général d'Interpharma. «Cette adhésion est un signe du dynamisme et de la force du site qu'est la Suisse pour la recherche et l'industrie pharmaceutique. Notre association ouvre pour que la Suisse continue à offrir des conditions cadres favorables à une industrie novatrice et concurrentielle à l'échelon international, apportant une contribution importante à la croissance et au progrès.»

Pour Amgen, l'adhésion à Interpharma représente une étape importante. «La recherche et le développement sont au centre de nos activités. Nous sommes donc convaincus qu'Interpharma est à même de représenter au mieux nos intérêts», explique Matyas Lakatos, Country Director d'Amgen Suisse. En particulier du point de vue de la recherche clinique, la Suisse est un site important pour l'entreprise de biotechnologie: actuellement, celle-ci collabore avec plus de 50 hôpitaux suisses pour optimiser ses substances actives.

A propos d'Amgen
Amgen développe, produit et commercialise des médicaments novateurs. Depuis 1980, Amgen est l'un des pionniers de la biotechnologie et a été l'une des premières entreprises à utiliser les nouvelles possibilités scientifiques pour faire passer des médicaments sûrs et efficaces du laboratoire à la production et finalement aux patients. Les médicaments d'Amgen ont changé la pratique médicale et ont aidé des millions de personnes de par le monde dans leur lutte contre le cancer, l'insuffisance rénale, l'ostéoporose et d'autres maladies graves. Amgen s'est toujours investie pour une amélioration nette de la qualité de vie des patients par le biais du progrès scientifique et travaille donc à l'élaboration de nombre d'autres médicaments. Amgen a quelque 17 000 collaborateurs dans le monde entier, dont plus de 300 travaillent à la filiale suisse et au siège international de Zoug.

A propos d'Interpharma
Interpharma est l'association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche. Elle a été fondée en 1933. Interpharma défend des conditions cadres favorables à l'innovation en Suisse et à l'étranger. L'industrie pharmaceutique est un secteur clé et un moteur de croissance important de l'économie suisse. L'industrie pharmaceutique pratiquant la recherche a quelque 36 000 collaboratrices et collaborateurs. 120 000 emplois dépendent directement ou indirectement de l'industrie pharmaceutique, soit une augmentation de 80% depuis 1990. Cette branche a en outre une productivité supérieure à la moyenne et est directement ou indirectement responsable d'une valeur ajoutée de 26,8 milliards de francs, ce qui représente une part d'environ 5,4% du produit intérieur brut nominal. De plus, cette branche a multiplié ses exportations presque par sept depuis 1990.

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24 janvier 2011

Marché pharmaceutique 2010: baisse de 1,3%

L'année dernière, le marché pharmaceutique suisse a reculé de 1,3%, à 4,82 milliards de CHF, alors qu'en 2009, il avait enregistré une progression de 3,4%. C'est la première baisse qu'il enregistre depuis que les données du marché sont collectées en Suisse. Selon IMS Health, le marché pharmaceutique suisse va stagner cette année, notamment en raison de nouvelles mesures de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Selon une analyse d'IMS Health, le marché pharmaceutique suisse a accusé en 2010 un recul de 1,3% par rapport à l'exercice précédent, passant de 4,88 à 4,82 milliards de CHF (base: prix de fabrique). Deux raisons à cela: la baisse du prix des médicaments originaux et les expirations de brevets de médicaments à fort chiffre d'affaires. Le nombre d'emballages de médicaments vendus a augmenté de 0,5% à 205,3 millions d'unités (année précédente: + 2,1%). Le marché des génériques a connu une hausse de 4% pour s'établir à 467,9 millions de CHF. Ainsi, la part de marché des génériques est passée de 27,5 % en 2009 à 31,2% en 2010 sur le marché sur lequel des génériques peuvent être lancés.

Stagnation du marché des médicaments remboursés par les caisses maladie
Les baisses de prix massives ainsi que les expirations de brevets de médicaments à fort chiffre d'affaires ont été compensées de justesse, dans le segment des médicaments remboursés par les caisses maladie, par la croissance soutenue des traitements contre l'arthrite rhumatoïde et contre le VIH d'une part et par l'augmentation des volumes d'autre part. Ainsi, en termes de valeur, la croissance s'est inscrite à 0,1%. Quant au volume du marché des médicaments remboursés par les caisses maladie au prix de fabrique, il s'est élevé en 2010 à 3,87 milliards de CHF.

Stagnation du marché en 2011
Malgré le lancement de nouveaux médicaments innovants, IMS Health table cette année en Suisse sur la stagnation du chiffre d'affaires des médicaments (de -1 à +1%). Il s'attend en revanche à une progression de 2 à 4 % dans les 27 pays de l'UE, et même de 4 à 7% à l'échelle mondiale. La croissance mondiale sera notamment soutenue par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine.

Des économies massives depuis 2005
Comme Thomas Binder, Directeur de vips Association des entreprises pharmaceutiques en Suisse, l'a expliqué lors d'une conférence de presse, il y a eu depuis 2006, dans le cadre de mesures ordinaires 2 et extraordinaires, 7000 réductions de prix opérées sur des médicaments figurant dans la liste des spécialités. Ces adaptations ont permis de réaliser, de 2006 à fin 2010, des économies cumulées d'environ 1,9 milliard de CHF (prix de fabrique), avec un effet coup de frein sur les primes des caisses maladie. Et il y aura encore d'autres économies dans les cinq prochaines années suite à l'expiration des brevets de médicaments originaux à fort chiffre d'affaires et à l'arrivée sur le marché de nouveaux génériques. D'après l'industrie pharmaceutique, elles pourraient atteindre, cumulées, environ 650 millions de CHF (prix de fabrique) d'ici fin 2016. S'ajoutent à cela des économies dans le domaine des génériques, que l'OFSP évalue à quelque 90 millions de CHF (prix d'usine) pour les 12 premiers mois après l'introduction, en raison de mesures supplémentaires arrêtées par le Conseil fédéral et qui seront mises en oeuvre courant 2011. Toutes les mesures prises ont entraîné un recul de la part des médicaments dans le total des dépenses de santé en Suisse.

Problèmes de taux de change pour la comparaison avec les prix à l'étranger
Thomas Cueni, Secrétaire général d'Interpharma, parle des problèmes que pose le franc fort à la recherche pharmaceutique suisse: «En Suisse, nos entreprises dépensent six fois plus pour la recherche qu'elles ne réalisent de chiffre d'affaires dans ce secteur. Le franc fort augmente les coûts de la recherche et de la place économique Suisse et nuit aux recettes tirées des exportations.» L'industrie aurait appris à gérer le problème. Mais si, compte tenu de la comparaison régulière avec les prix pratiqués à l'étranger, les prix devaient encore être baissés en Suisse en raison de la spéculation sur les devises, ce serait trop. «En plus d'autres mesures, il est urgent de vérifier les modalités de la comparaison avec les prix pratiqués à l'étranger si l'on veut pas affaiblir la place économique suisse», demande Thomas Cueni.

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21 décembre 2010

Les réglementations de prix se montrent efficaces

S'agissant des produits originaux brevetés, la comparaison présentée mardi à Berne montre dans quatre des six pays de comparaison des prix plus faibles et, dans deux pays, des prix plus élevés qu'en Suisse. En moyenne, par rapport aux pays européens comparables, la différence de prix a continué à se réduire. Pour les produits originaux tombés dans le domaine public, les prix suisses se situent au-dessous de la moyenne des pays de comparaison. Quant aux génériques, ils restent nettement plus chers en Suisse que dans les pays de comparaison, même si la différence de prix s'est malgré tout réduite.

Depuis 2009, les assureurs-maladie (santésuisse) et les associations de branches de l'industrie pharmaceutique (Interpharma et vips) procèdent conjointement à une comparaison des prix des médicaments avec l'étranger. La comparaison présentée mardi à Berne montre, dans la moyenne du panier des pays de comparaison (DE, DK, NL, UK, FR, AT), six pour cent de prix de fabrique supérieurs pour les 200 produits originaux brevetés générant les plus forts chiffres d'affaires. L'an dernier, la différence était de neuf pour cent. Malgré l'appréciation du franc suisse, les prix des médicaments originaux en Suisse ont continué à se rapprocher de la moyenne des six pays de comparaison. S'agissant des produits originaux tombés dans le domaine public par rapport à la concurrence des génériques, les prix suisses sont trois pour cent inférieurs à ceux enregistrés dans les six pays de comparaison.

S'agissant des génériques également, la différence de prix s'est réduite. Un écart très important subsiste néanmoins : si l'on se base sur les 250 principes actifs générant les plus forts chiffres d'affaires, les génériques coûtent en Suisse - en termes de prix de fabrique - nettement plus cher que dans les six pays de comparaison. Toutefois, ici aussi, la différence s'est réduite. Christoph Stoller, General Manager de Teva et membre du Conseil d'administration d'Intergenerika, prédit, à la suite des mesures annoncées par les autorités, un recul du prix des génériques « rejoignant environ le niveau de la France ». En revanche, une baisse jusqu'au niveau de l'Allemagne ou du Danemark « aurait des répercussions négatives perceptibles sur la sécurité des patients et la santé ».

Stefan Kaufmann, directeur de santésuisse, est convaincu que les comparaisons concluantes des prix avec l'étranger, telles qu'elles sont publiées depuis 2005, ont apporté de la transparence : « Nous avons contribué de manière déterminante à ce que les prix suisses des produits originaux se rapprochent des prix plus bas pratiqués à l'étranger. » Thomas Binder, directeur de vips, constate que les économies massives réalisées dans le secteur pharmaceutique et le rapprochement des prix pratiqués en Suisse vers le niveau enregistré dans les pays européens comparables sont dus aux différentes mesures prises ces dernières années pour abaisser les prix des médicaments.

Le recul des prix a des répercussions sur le chiffre d'affaires des médicaments : malgré une progression minime en termes de quantité, les ventes enregistrées par l'industrie sont en recul et devraient correspondre à une perte de deux pour cent par rapport à 2009 d'ici la fin de l'année. Les prévisions émises par vips et Interpharma au début de l'année se voient ainsi confirmées. Pour la première fois, le marché des médicaments se contracte en Suisse, alors qu'il croît dans le monde. Pour Thomas Cueni, secrétaire général d'Interpharma, il ne s'agit pas là d'un phénomène transitoire : « En raison des différentes mesures prises par les pouvoirs publics et l'industrie pour abaisser le prix des médicaments, et du fait de l'expiration imminente de brevets importants, le marché pharmaceutique suisse ne va connaître qu'une croissance modérée dans les années à venir. »

L'assurance-maladie sociale bénéficie de cette évolution, en ce sens qu'en 2010 les coûts des médicaments ne progresseront plus - selon toute vraisemblance - que d'un pour cent.

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08 décembre 2010

Réactions ambivalentes aux modèles de soins intégrés

Rapport final sur le « Moniteur de la santé gfs 2010 »

La nécessité de réformes au sein du système de santé suisse n'est pas contestée. Pourtant, il n'existe aucun consensus sur les moyens de parvenir au but. Le modèle de soins intégrés (Managed Care) constitue à cet égard un facteur d'espoir. Pour pouvoir aménager les conditions politiques générales - et compte tenu de la complexité des sujets abordés -, il est utile de connaître le point de vue des citoyennes et des citoyens.

La question des coûts et des primes domine le débat politique et médiatique. Mais sur quels points les citoyennes et les citoyens mettent-ils l'accent ? Qu'attendent-ils en termes de médecine préventive - et de la part de qui ? A quoi sont-ils prêts et quelles sont les propositions de réforme qui reçoivent leur assentiment ? Vous trouverez des réponses à toutes ces questions dans le « Moniteur de la santé gfs 2010 ».

Pour la quatorzième fois depuis 1997, Claude Longchamp - directeur de l'Institut de recherches gfs.berne - et son équipe ont analysé dans le cadre d'une enquête représentative les sensibilités des citoyens en matière de revendications politiques. Pour des analyses de tendances, on dispose désormais de données cumulées portant sur environ 15 000 entretiens.

Il y a quelques mois, nous vous avons présenté une première synthèse de la présente étude. Le rapport final détaillé est maintenant disponible. Pourtant il est uniquement disponible en allemand, mais la version abrégée existe également en français et peut être commandée ou téléchargée à partir du site web d'Interpharma.

Les premières pages de la brochure vous donnent un aperçu des évolutions survenues dans les prises de position des citoyennes et des citoyens par rapport à l'année précédente et résument les enseignements de l'étude en dix thèses. Dans les chapitres suivants, les spécialistes gfs abordent plus en détail les résultats de l'étude.

Vous trouverez la version abrégée évoquée ci-dessus - également en français - ainsi que les graphiques qu'elle contient à la rubrique « Faits et statistiques ».

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26 novembre 2010 

Gestion intégrée des soins à l'exemple du diabète - Meilleur traitement et allègement pour les patients

Tant les organisations de patients que les médecins, les hôpitaux, l'industrie pharmaceutique pratiquant la recherche et d'autres acteurs encore du système de santé refusent que l'attention soit uniquement focalisée sur les coûts en matière de politique de santé. L'« Alliance pour la qualité avant les coûts dans le système de santé (allianz q) » réclame une politique de santé centrée sur le patient et axée sur la qualité. Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue vendredi à Berne, Bernhard Wegmüller, directeur de H+ Les hôpitaux de Suisse, a appelé le Conseil des Etats à ne pas envisager le projet de gestion intégrée des soins uniquement comme une source d'économies, mais à le concevoir comme le schéma directeur d'une meilleure prise en charge médicale.

L'« Alliance pour la qualité avant les coûts dans le système de santé (allianz q) » a analysé cette année quatre importantes maladies endémiques sous l'angle de la qualité, du résultat et des coûts de traitement. Prenant le diabète pour exemple, Urs Stoffel, co-président de la Conférence des sociétés cantonales de médecine, et Doris Fischer-Taeschler, directrice de l'Association suisse du diabète, ont exposé - lors de la conférence de presse organisée à Berne - comment une prise en charge globale des malades chroniques devrait être conçue et organisée. Grâce à une efficacité renforcée, il est possible d'obtenir de meilleurs résultats pour les patientes et les patients. En confiant un rôle de pilotage du patient à une équipe spécialisée en diabétologie, on améliore le contrôle et la coordination du traitement. On évite aussi bien les doublons que les examens et les traitements inutiles. Il en résulte un allègement pour les patientes et les patients en même temps qu'un meilleur traitement. Enfin, cette approche permet également d'économiser des coûts : un aspect qui pèse d'un poids tout particulier dès lors qu'il s'agit de malades chroniques, car s'ils représentent quelque 20 pour cent de l'ensemble des patientes et des patients, ils sont à l'origine de 80 pour cent des coûts de santé.

 
La santé coûte moins cher que la maladie - Les organisations de patients et les prestataires de santé misent sur la qualité

L'« Alliance pour la qualité avant les coûts dans le système de santé (allianz q) » - coordonnée par Willy Oggier, spécialiste en économie de la santé publique - existe depuis plus d'un an. Font partie du groupe des acteurs du système de santé l'Association suisse du diabète, le Groupe d'action ostéoporose Suisse, OsteoSuisse, la Conférence des sociétés cantonales de médecine, l'Association des médecins propharmaciens, H+ Les Hôpitaux de Suisse, Zurich Heart House, Interpharma et Merck Sharp & Dohme-Chibret SA. L'« allianz q » s'est présentée pour la première fois lors d'une conférence de presse qui s'est tenue vendredi à Berne et y a présenté un manifeste. Selon celui-ci, le système de santé suisse doit garantir une prise en charge médicale optimale en même temps que la qualité la plus rigoureuse. Atteindre cet objectif suppose une pratique globale centrée sur le patient, laquelle repose elle-même sur les tableaux cliniques des malades. Comme base de cet objectif, l'« allianz q » réclame que soient fixés des objectifs de santé. A travers cette démarche, des soins de santé intégrés peuvent aussi contribuer à freiner les coûts. Cela n'est toutefois possible que si tous les acteurs impliqués connaissent le bénéfice effectif qu'apportent les mesures thérapeutiques. Pour cela, ce bénéfice doit être mesuré dans le cadre des processus de traitement. L'« allianz q » réclame donc qu'il soit procédé à des mesures qui reflètent les résultats obtenus par tous les prestataires et qui prennent en compte l'ensemble des perspectives pertinentes - s'agissant en particulier des patientes et des patients.

Dans une forme aboutie, le système des soins intégrés ne peut dès lors devenir un modèle axé sur la qualité que si les patients connaissent des soins intégrés de haute qualité et si les caisses voient dans ces patients des assurés intéressants au lieu de voir en eux des risques économiques, est-il écrit dans le manifeste. Assurer des soins optimaux et de haute qualité réclame enfin une compensation affinée des risques - celle-ci mettant sur un pied d'égalité soins ambulatoires et soins hospitaliers. C'est seulement ainsi - poursuit le manifeste - que sera pris en charge de manière idéale le groupe des patients qui représentent le défi majeur auquel doit faire face la médecine préventive : à savoir, les malades chroniques. Ceux-ci sont tributaires d'une chose : pouvoir bénéficier rapidement des innovations médicales. L'« allianz q » préconise donc des modèles de soins intégrés qui apparaissent attractifs aux malades chroniques grâce aux meilleures pratiques (best practice) et à l'efficacité.

Renseignements auprès de :
Urs Stoffel :  +41 79 430 99 27
Doris Fischer-Taeschler : +41 79 432 71 43
Berhard Wegmüller : +41 79 635 87 22
Willy Oggier : +41 79 407 23 51

allianz q : Schweizerische Diabetes Gesellschaft/Association suisse du diabète SDG/ASD, Arbeitsgemeinschaft Osteoporose Schweiz/Groupe d'action ostéoporose Suisse, OsteoSuisse, Konferenz der Kantonalen AerzteGesellschaften/Conférence des sociétés cantonales de médecine KKA/CCM, Ärzte mit Patientenapotheke/ Association des médecins propharmaciens ApA, H+ Die Spitäler der Schweiz/H+ Les Hôpitaux de Suisse, Zurich Heart House, Interpharma et Merck Sharp & Dohme-Chibret SA 

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24 novembre 2010

santésuisse et l'industrie pharmaceutique lancent le débat sur l'évaluation du bénéfice  

A la recherche d'un système d'évaluation accepté et acceptable des prestations de santé

santésuisse et Interpharma ont lancé un projet commun relatif à l'évaluation systématique de technologies et de procédés médicaux. Objectif : un projet suisse de consensus sur l'évaluation du bénéfice (« Health Technology Assessment » - HTA) d'ici la mi-2011. Dans le cadre d'un premier atelier, les acteurs de tous les secteurs de la santé publique ont débattu pour déterminer la nature des défis et des questions qui se posent dans le contexte de l'évaluation du bénéfice des prestations de santé.

Certes, le système de santé suisse reçoit globalement de bonnes notes en comparaison internationale, et les citoyennes et les citoyens se sentent bien pris en charge sur le plan médical ; pourtant, l'efficacité ne reçoit pas toujours toute l'attention qui serait nécessaire. La loi sur l'assurance-maladie (LAMal) réclame en effet la preuve de l'efficacité, de l'adéquation et de l'économicité (critères dits EAE) de toutes les prestations des soins de santé primaires ainsi que leur contrôle périodique. Or, à l'heure actuelle, nombre de prestations ne sont pas évaluées ou le sont insuffisamment et ne sont pas contrôlées systématiquement. Les évaluations se limitent à des contrôles ponctuels de prestations isolées - des médicaments, par exemple -, tandis que la qualité, le résultat thérapeutique (« outcome ») et l'efficacité des prestations et des traitements ne sont pas analysés. Dans un rapport mandaté par la Commission de gestion du Conseil des Etats, en date de janvier 2009, l'Organe parlementaire de contrôle de l'administration (OPCA) a d'ailleurs également conclu à l'existence de lacunes dans le système d'évaluation et de contrôle des prestations médicales de l'assurance de base. 

L'OPCA recommande entre autres de concrétiser la mise en ouvre des critères EAE ainsi que de clairement séparer sur le plan institutionnel l'évaluation de principe du bénéfice et l'appréciation du bénéfice supplémentaire. Mais les caisses-maladie et l'industrie pharmaceutique identifient aussi les possibilités d'amélioration dans l'évaluation du bénéfice. C'est pourquoi, en tant que partenaires opérant sur une base paritaire, santésuisse et Interpharma ont lancé un projet visant à développer d'ici la mi-2011 un consensus suisse relatif au « Health Technology Assessment » (HTA) incluant les évaluations d'économie de santé. Le projet est suivi par un comité scientifique de pilotage, dont font partie le professeur Michael Schlander (Heidelberg/Wiesbaden), en tant que président, ainsi que le professeur Robert Leu (Université de Berne) et le professeur Gérard de Pouvourville (ESSEC, Paris). Au sein du groupe de projet - dirigé conjointement par Stefan Kaufmann, directeur de santésuisse et Thomas Cueni, secrétaire général d'Interpharma -, l'Office fédéral de la santé publique est également représenté avec le statut d'observateur. 

Les HTA sont aujourd'hui considérées comme un instrument important en matière de conseil politique factuel et de prise de décision. Dans de nombreux pays européens, ces procédés sont institutionnalisés et bien implantés. La Suisse connaît les HTA - même si cela n'est pas systématique - pour diverses prestations à la charge de l'assurance de base ainsi que dans le contexte du projet pilote du « Zurich Medical Board ». Par leur initiative, santésuisse et Interpharma entendent lancer le débat public sur l'évaluation du bénéfice entre tous les acteurs du système de santé. Ces acteurs se sont réunis en novembre à l'occasion d'un premier atelier de deux jours ; un deuxième atelier (au minimum) suivra. « Nous voulons apporter une contribution à la constitution d'un processus HTA suisse, qui reflète tant les conditions générales normatives et institutionnelles que les objectifs suisses en matière de santé et les préférences sociales de la population helvétique », déclare Thomas Cueni, secrétaire général d'Interpharma, à propos du projet. Pour Stefan Kaufmann, directeur de santésuisse, il s'agit en outre, « tout en tenant compte des attentes des assurés suisses vis-à-vis d'une assurance-maladie solidaire, de développer des critères et des principes sur la manière dont il est possible de mettre en ouvre une évaluation des technologies médicales en Suisse. »

Lors du premier atelier organisé à la Chartreuse d'Ittingen, des experts éminents venus d'Australie, du Canada, des Etats-Unis et d'Europe ont décrit les problèmes, les conflits d'objectifs et les éléments de solution liés à l'évaluation du bénéfice. Non seulement les points forts et les points faibles des modèles HTA d'Allemagne, de Grande-Bretagne, de France et de Suède ont été concrètement débattus, mais les attentes et les objectifs élémentaires poursuivis en Suisse par les assurés, les patients et les citoyens en termes de prestations de leur assurance-maladie ont été identifiés. Fortement tourné vers les expériences internationales, l'atelier constitue un point de départ important pour la formulation de principes fondamentaux relatifs à un processus HTA en Suisse, principes qui devront être débattus en mai 2011 dans le cadre d'un second atelier organisé par santésuisse et Interpharma.

Les enseignements tirés de l'étranger ont montré que les décisions HTA étaient mieux acceptées lorsqu'y étaient associées un large éventail de personnes concernées - notamment aussi des patients et des professionnels de santé. En conséquence de quoi, la manière dont le projet est mené se caractérise par une vaste approche « partenariale ». De plus, les partenaires du projet ont créé leur propre page internet - http://www.swisshta.ch/. Le projet y est décrit en détail. Les exposés du premier atelier y sont également mis en ligne.

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19 août 2010

L'industrie pharmaceutique investit des sommes considérables dans la place de recherche qu'est la Suisse

En 2009, les entreprises membres d'Interpharma ont investi près de 20 milliards de francs dans la recherche dans le monde entier, dont environ 6.5 milliards en Suisse. Les investissements réalisés dans la recherche et le développement par les entrepri-ses pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche sont donc sept fois supérieurs à leur chiffre d'affaires dans notre pays. Cette information et bien d'autres sont conte-nues dans la 17e édition de l'ouvrage statistique de référence «Le marché du médicament en Suisse».

L'industrie pharmaceutique est la seule branche d'exportation importante à avoir connu une croissance y compris pendant la récession récente. Elle s'est avérée une fois de plus être un important pilier de l'économie suisse. Les exportations de produits pharmaceutiques ont fortement progressé en 2009, atteignant plus de 58 milliards de francs, soit près d'un tiers de l'ensemble des exportations suisses. Le principal marché d'exportation des produits pharmaceutiques reste l'Europe.

C'est la recherche qui est le moteur des activités de cette branche. En 2009, les entreprises membres d'Interpharma ont investi près de 20 milliards de francs dans la recherche dans le monde entier, dont environ 6.5 milliards en Suisse, soit quelque 900 millions de plus que l'année précédente. Les investissements consentis dans la recherche et le développement dépassent largement le chiffre d'affaires pharmaceutique en Suisse: ces investissements réalisés par les entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche sont environ sept fois supérieurs à leur chiffre d'affaires dans notre pays. Le progrès médical a lieu par petites étapes. Les innovations progressives, se poursuivant pendant des années, conduisent à des médicaments plus efficaces, plus sûrs et mieux tolérés.

Affaiblissement de la croissance du marché des médicaments
Par rapport à l'année précédente, le marché du médicament a connu en 2009 une croissance de 3.5%, passant de 4.7 à 4.9 milliards de francs. Cette croissance a été marquée par des médicaments innovants, mis sur le marché en 2008 et 2009. Ce sont les médicaments contre la polyarthrite rhumatoïde et le VIH ainsi que les régulateurs lipidiques produits par génie gé-nétique dont le chiffre d'affaires a le plus fortement augmenté. L'affaiblissement de la croissance est dû à des baisses de prix supplémentaires des médicaments originaux et des génériques, qui ont entraîné des économies cumulées de plus de 400 millions de francs. Pour l'année 2010, on s'attend pour la première fois à une croissance négative.

Vous trouverez plus d'informations extraites de la publication «Le marché du médicament en Suisse 2010» sous Faits et statistiques / Le marché du médicament en Suisse. La brochure de 112 pages est en outre disponible gratuitement sur papier ou sur CD-ROM.

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24 juin 2010

Réactions ambivalentes aux modèles de soins intégrés

Pas de majorité pour les modèles de soins intégrés, telle est la conclusion à laquelle aboutit le «Moniteur de la santé 2010». Les solutions envisagées jusqu'ici ne conviennent qu'à une minorité des personnes interrogées. Il ressort en outre de l'enquête représentative actuelle menée par l'Institut de recherches gfs.berne que le contrôle des médicaments doit rester une affaire nationale et que les cantons doivent assumer un rôle déterminant dans le système de santé. Les citoyennes et citoyens considèrent sans illusion l'évolution des primes des caisses-maladie, et les espoirs de stabilisation à cet égard ont largement disparu. La disposition à payer soi-même des prestations médicales diminue par là-même aussi de plus en plus.

Les modèles de soins intégrés sont depuis longtemps déjà un sujet central dans le débat de politique de santé. Les responsables politiques placent de grands espoirs dans ce type de modèles. Il en va autrement des citoyennes et des citoyens. Selon leurs propres indications, seuls 10 pour cent sont assurés auprès d'un modèle de soins intégrés. 18 autres pour cent pourraient envisager ce type d'assurance. Le potentiel que présente cette solution se situe donc aux alentours d'un tiers de tous les citoyens de notre pays. Il en résulte un «Non» clair et net de 58 pour cent à la question : «Une assurance auprès d'un modèle de soins intégrés entre-t-elle pour vous en question?». Le principal déterminant pour ce comportement est l'âge. C'est la tranche d'âge des 30-39 ans qui pourrait le plus s'intéresser à ce modèle d'assurance (36%), et le moins la tranche des 60-69 ans (21%). Il existe également des différences entre les sexes: les hommes ayant une attitude un peu plus positive que les femmes. Le niveau personnel d'information sur le sujet semble n'avoir qu'une influence très limitée sur l'attitude. Les personnes interrogées qui qualifient de bon leur état de santé peuvent plutôt s'imaginer se faire assurer auprès d'un modèle de soins intégrés.

Meilleure perception personnelle de l'état de santé
Dans la période 2000-2005, les Suissesses et les Suisses avaient tendance à porter un jugement de plus en plus critique sur leur état de santé. On observe ici une certaine stabilisation au cours des quatre dernières années. A la question : «Comment vous sentez-vous actuellement sur le plan de la santé», 13 pour cent ont répondu «mal» dans l'enquête relative au «Moniteur de la santé gfs 2010». Or, il y a dix ans et au-delà, le pourcentage correspondant à cette réponse se situait régulièrement aux alentours de 1 pour cent. Les personnes interrogées vont plutôt moins souvent et plus tardivement qu'autrefois chez le médecin, mais, lorsqu'elles le font, elles attendent de recevoir le meilleur traitement possible, et non pas le meilleur marché.

Jugement positif sur la LAMal et le catalogue des prestations
Quatorze ans après l'introduction de la loi sur l'assurance-maladie (LAMal), 66 pour cent des personnes interrogées ont une impression «positive» ou «plutôt positive» du système de santé en Suisse. Le catalogue actuel des prestations de l'assurance de base est également jugé suffisant par une majorité (68%). Il n'est pratiquement pas question de réduction des prestations. Les partisans d'un élargissement se trouvent plutôt en Suisse romande qu'en Suisse alémanique.

Davantage de pression concurrentielle sur les prestataires de soins
Si les citoyennes et les citoyens devaient décider de mesures d'économie, ils les situeraient du côté des coûts administratifs des caisses-maladie (63%). De manière générale, la disposition à financer davantage de prestations diminue depuis 1997. Cela vaut tant pour les naturopathes que pour la médecine intensive ou la recherche pharmaceutique. L'aide et les soins à domicile (Spitex) continuent à susciter la même sympathie. Une personne interrogée sur trois leur consentirait davantage de moyens.

On souhaite que l'économie de marché exerce une pression sur les prestataires de soins. La disposition à accepter les génériques semble saturée (73%). En revanche, on réclame davantage que les assureurs-maladie négocient les prix des médicaments avec les fabricants (69%).

Crédibilité des pharmaciens
Les pharmaciens bénéficient actuellement de la meilleure réputation parmi les prestataires de soins en termes de compétence et de responsabilité, même si deux tiers des personnes interrogées considèrent que les pharmaciens sont des intermédiaires plutôt chers. S'agissant de la réputation, les médecins ont reculé au deuxième rang après plus de dix ans, suivis de près par l'industrie pharmaceutique. La science et les caisses-maladie ont nettement régressé.

L'influence de la branche pharmaceutique sur la force économique de la Suisse est jugée extrêmement forte. Avec 82 pour cent d'appréciations positives, elle arrive en troisième position, pratiquement à égalité avec les secteurs de la finance et du tourisme. Aux yeux des personnes interrogées, elle contribue dans une mesure importante à améliorer la qualité de vie et à accélérer la guérison des maladies. Les citoyennes et les citoyens sont en revanche moins optimistes en ce qui concerne l'aptitude des nouveaux médicaments à entraîner un abaissement des coûts hospitaliers et des frais médicaux.

Vous trouverez «L'essentiel en bref» sur le «Moniteur de la santé gfs 2010»  à la rubrique «Faits et Statistiques».

L'enquête représentative «Moniteur de la santé gfs» est menée par l'Institut gfs.berne sur mandat d'Interpharma depuis 1997.

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20 juin 2010 
 
L'industrie pharmaceutique pose de nouveaux jalons en matière de protection des animaux de laboratoire

Soucieuses de poser de nouveaux jalons en matière d'expérimentation animale, les entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche ont signé une charte, dans laquelle elles s'engagent à améliorer encore les conditions de ces expérimentations ainsi que la protection des animaux de laboratoire. L'objectif est de remplacer le plus possible d'expériences sur des animaux, de limiter au minimum le nombre d'animaux utilisés et d'atténuer les contraintes pour les animaux. Les dispositions prévues par la charte ont une portée internationale et engageront également les organisations partenaires qui effectuent des expériences sur des animaux pour le compte de l'industrie pharmaceutique.

La législation hélvétique sur la protection des animaux compte parmi les plus strictes au monde, et les entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche sont déjà soumises aux normes les plus rigoureuses en matière d'expérimentation animale et de détention d'animaux. Les entreprises de la fédération Interpharma souhaitent cependant encore améliorer et développer la protection des animaux de laboratoire dans leur sphère d'influence, et ont signé une charte en 10 points à cet effet la semaine dernière.

Novartis, Roche, Merck Serono, Actelion, Bayer Schering Pharma Schweiz, Cilag et Vifor souhaitent tout d'abord remplacer un nombre croissant d'expérimentations animales par des méthodes alternatives, réduire au minimum le nombre d'animaux utilisés et limiter les contraintes auxquelles ceux-ci sont exposés avant, pendant et après leur utilisation au cours d'un projet de recherche. Ces entreprises entendent pour ce faire développer et encourager la formation initiale et continue de leurs employés et collaborateurs.

L'industrie pharmaceutique exigera également des entreprises sous contrat qui effectuent des expériences sur animaux ou lui fournissent des animaux de laboratoire qu'elles se conforment aux nouvelles règles. Elle se soumettra elle-même à des contrôles et à des audits internes rigoureux, qui s'appliqueront également à ses partenaires, afin de respecter les normes internationales convenues en matière d'expérimentation animales et de détention d'animaux de laboratoire. Elle s'engage en outre à favoriser le développement de procédés d'évaluation et d'inspection de ses sites internationaux par le biais d'organismes indépendants et à poursuivre et renforcer le dialogue avec le public sur la recherche et le bien-être animal. Les entreprises signataires rendront compte chaque année des progrès réalisés dans ce domaine.

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17 février 2010 

Les dépenses consacrées aux médicaments sont stables

La tendance au ralentissement de l'accroissement des coûts de santé ne s'est pas poursuivie en 2007. Par rapport à 2006, les coûts de santé ont augmenté de 4.6%, atteignant 55.2 milliards de francs. Avec 45.6%, les traitements hospitaliers représentent la part la plus importante. Avec 10.3% des coûts de santé, la part des médicaments s'est stabilisée à un faible niveau. Diverses mesures d'économie ont fait nettement baisser l'indice des prix des médicaments. Ces informations et bien d'autres sont contenues dans la 29e édition de l'ouvrage statistique de référence «Santé publique en Suisse 2009/10».

Les coûts de santé ont augmenté beaucoup plus fortement en 2007 qu'au cours des cinq années précédentes. La tendance des dernières années au ralentissement de l'accroissement des coûts ne s'est donc pas poursuivie. Ce sont les coûts hospitaliers qui ont le plus fortement augmenté (+5.8%). Les traitements hospitaliers représentent 45.6%, soit la plus grande part des coûts de santé. Avec 10.3% des coûts de santé, la part des médicaments s'est stabilisée à un faible niveau. Diverses mesures d'économie ont fait nettement baisser l'indice des prix des médicaments. Début juillet 2009, le Conseil fédéral a décidé d'autres mesures immédiates dans le domaine des médicaments, visant à diminuer les coûts pour l'assurance-maladie. Bien que le niveau élevé des coûts suscite bien des récriminations et soit perçu comme une charge, les Suissesses et les Suisses souhaitent un système de santé de haute qualité. La population accorde une grande importance à un accès sans restriction aux nouveaux médicaments et formes de traitement.

Les habitant-e-s de la Suisse consultent en moyenne quatre fois par an un médecin, tandis qu'au Japon, en République tchèque ou en Slovaquie, on va en moyenne dix fois par an chez le médecin. En 2008, 82 millions de diagnostics ont été posés en Suisse, les maladies cardio-vasculaires étant le plus fréquemment diagnostiquées, suivies des troubles psychiques. La moitié des traitements ont été mis en ouvre à l'aide de médicaments, l'autre moitié sans médicaments.

De plus en plus de maladies chroniques
Jusqu'au XIXe siècle, les infections étaient les causes les plus fréquentes de maladies et de décès. Aujourd'hui en revanche, les causes de décès les plus fréquentes sont les maladies cardio-vasculaires et les cancers. Les maladies chroniques non transmissibles ont pris de l'importance au cours des dernières années. La fréquence des maladies liées à l'âge telles que par exemple les démences, l'arthrose, le diabète de type 2 ou les maladies chroniques de l'appareil locomoteur va continuer à augmenter en raison du prolongement de l'espérance de vie. En Suisse, environ 100 000 personnes sont actuellement atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une autre forme de démence, mais un tiers des cas seulement sont diagnostiqués. La maladie d'Alzheimer est encore incurable, mais des médicaments permettent de ralentir la progression de la maladie.

Vous trouverez plus d'informations ainsi que les graphiques de la publication «Santé publique en Suisse» sur le site Internet d'Interpharma, à la rubrique «Faits et statistiques». La brochure est en outre disponible gratuitement sur papier ou sur CD-ROM. Pour assurer une plus longue actualité des données, la «brochure grise» paraît désormais en début d'année.

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1er février 2010 

L'industrie pharmaceutique salue l'article constitutionnel concernant la recherche sur l'être humain

Votations du 7 mars 2010

En tant qu'association des entreprises pharmaceutiques pratiquant la recherche, Interpharma salue l'article constitutionnel concernant la recherche sur l'être humain. Il protège la dignité humaine et la personnalité dans le cadre de la recherche. En même temps, l'article constitutionnel reconnaît l'importance de la recherche. Or, celle-ci est cruciale pour le progrès médical. Les nouvelles découvertes permettent de mieux diagnostiquer, soigner, voire empêcher les maladies.

L'article constitutionnel fournit les conditions nécessaires à une législation homogène de la Confédération pour l'ensemble du pays au sujet de la recherche sur l'être humain. Ceci est à saluer dans l'intérêt d'un environnement favorable à l'innovation et du haut niveau de la recherche biomédicale en Suisse. L'industrie pharmaceutique pratiquant la recherche soutient expressément le fait qu'il soit fait mention explicite au niveau de la Constitution des principes essentiels d'une recherche responsable sur l'être humain. Les éléments clés en sont le consentement individuel éclairé et la protection particulière des personnes incapables de discernement.

La recherche médicale est de plus en plus souvent réalisée dans un cadre international et interconnecté. Le site de recherche qu'est la Suisse doit faire face à une concurrence croissante. Dans ce contexte, il faut veiller à ce que la loi relative à la recherche sur l'être humain issue de l'article constitutionnel soit harmonisée avec les directives en vigueur dans le monde entier et à éviter des solutions particulières à la Suisse.

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22 janvier 2010

Marché pharmaceutique 2009: les baisses de prix entraînent une faible croissance - pour la première fois, une croissance négative est attendue en 2010

Le marché pharmaceutique suisse a enregistré en 2009 une croissance de 3,4%, passant de 4,73 à 4,89 milliards de CHF. En 2008, cette progression s'élevait encore à 5,5%. Ce ralentissement de la croissance est imputable à de nouvelles baisses des prix, tant pour les médicaments originaux que pour les génériques. La progression des génériques s'est limitée à 3,9% sur le marché des médicaments remboursés par les caisses-maladie en raison d'un nombre plus faible d'expirations de brevets. Selon IMS Health, le marché pharmaceutique enregistrera cette année sa première contraction, de l'ordre de 1 à 3%.

Selon une analyse d'IMS Health, le marché pharmaceutique suisse a enregistré en 2009 une croissance de 3,4% par rapport à l'exercice précédent, passant de 4,73 à 4,89 milliards de CHF (base: prix de fabrique). Cette croissance inférieure à celle de l'exercice précédent (+5,5%) s'explique par les baisses de prix des médicaments originaux et des génériques, qui ont entraîné en 2009 des économies cumulées de plus de 400 millions de CHF. Les médicaments contre l'arthrite rhumatoïde produits par manipulation génétique, les médicaments contre le VIH et les régulateurs lipidiques se sont montrés les plus dynamiques. Avec près de 40 millions de CHF, ils représentaient la moitié environ de la croissance du marché des médicaments soumis à ordonnance. L'évolution des médicaments contre le cancer et le VIH et des médicaments contre l'arthrite rhumatoïde explique aussi pour l'essentiel la progression de 6% du marché hospitalier. La quantité de médicaments écoulés sur l'ensemble du marché n'a augmenté que de 2,1% pour s'établir à 204,4 millions d'emballages.

Dynamisme des génériques sur le marché hospitalier
Sur le marché des médicaments remboursés par les caisses-maladie, qui représente un volume de 3,90 milliards de CHF (+5,1% en glissement annuel), la part des génériques était, à 449 millions de CHF, en hausse de 3,9% par rapport à l'exercice précédent (432 millions de CHF). À nouveau, la croissance la plus forte (+23%, contre +17,5% l'année dernière) a été réalisée par les génériques dans le canal de vente que constituent les hôpitaux. Parallèlement, les médicaments originaux ont, en termes de volume de chiffre d'affaires, perdu 14,1% du marché sur lequel des génériques peuvent être lancés. Cette évolution atteste l'efficacité durable des mesures prises par le Conseil fédéral pour promouvoir les génériques. En 2009, les prix de 243 génériques ont été revus à la baisse. Pour 143 d'entre eux, ces baisses des prix représentaient jusqu'à 15%, pour 51 autres, elles oscillaient entre 15 et 25% et pour les 49 derniers, elles dépassaient 25%. La part des médicaments génériques sur l'ensemble du marché sur lequel ils peuvent être lancés atteint 32,3% (contre 32,0% pour l'exercice précédent) et le taux moyen de substitution s'élève à environ 70%.

Une croissance négative se profile
Les ajustements de prix réalisés depuis 2005, tant pour les médicaments originaux que pour les génériques, ont permis des économies cumulées de 1,303 milliard de CHF (base: prix de fabrique). Imposés par le Conseil fédéral, ils ont eu des effets durables ces dernières années, et ce sera le cas cette année encore: d'après les estimations d'IMS Health, ils entraîneront des économies de quelque 400 millions de CHF. Pour 2010, l'Institut s'attend donc pour la première fois à une croissance négative, de -1 à -3%, sur le marché pharmaceutique suisse.

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16 novembre 2009

Pour la première fois, assureurs-maladie et industrie pharmaceutique présentent en commun une comparaison avec l'étranger du prix des médicaments ainsi que des suggestions pour faire baisser le prix des médicaments génériques

Pour la première fois, industrie pharmaceutique et caisses-maladie ont réalisé en commun une comparaison du prix des médicaments avec l'étranger. Cette comparaison, présentée lundi à Berne, montre que le prix des médicaments originaux protégés par un brevet est en moyenne 9% moins cher dans les pays de comparaison. Avec un écart d'environ 50%, les médicaments génériques sont nettement plus chers en Suisse que dans les pays étrangers comparables. L'industrie pharmaceutique et les caisses-maladie proposent un nouveau modèle de formation dynamique du prix des génériques, de nature à mieux mettre à profit le potentiel d'économies existant.

Afin d'objectiver le débat portant sur le prix des médicaments, les assureurs-maladie (santésuisse) et les associations professionnelles de l'industrie pharmaceutique (Interpharma et vips) ont présenté pour la première fois en commun une comparaison avec l'étranger du prix les produits originaux et les génériques. Il en ressort qu'au prix de fabrique, les 200 médicaments originaux pris en charge par les caisses-maladie générant le plus fort chiffre d'affaires en Suisse sont 9% plus chers que dans le panier actuel des pays de comparaison (DE, DK, NL, UK, FR, AT). Sans les marges, cela représente un potentiel d'économies de quelque 210 millions de francs. Le train de mesures exceptionnel mis en place par le Conseil fédéral dans le domaine des médicaments devrait réduire en grande partie cet écart.

La différence est importante chez les génériques : si l'on se réfère aux 98 principes actifs engendrant les plus forts chiffres d'affaires, les génériques coûtent en Suisse - en termes de prix de fabrique - environ deux fois plus que cher que dans les six pays de comparaison occidentaux, et offrent ainsi un potentiel d'économie en conséquence, représentant une baisse de prix significative pouvant atteindre jusqu'à 25 pour cent.

Une modification de l'ordonnance correspondante devrait permettre de tirer également mieux parti de ce potentiel d'économie pour les génériques. Les éléments clés de la proposition en faveur de laquelle les assureurs-maladie et l'industrie pharmaceutique entendent s'engager en commun auprès du DFI et de l'OFSP sont des règles différenciées sur l'écart de prix en fonction du chiffre d'affaires, un contrôle des prix plus fréquent dans les années qui suivent l'expiration du brevet et l'introduction d'une quote-part plus élevée.

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30 octobre 2009

En ces temps de récession, l'industrie pharmaceutique est un important pilier de l'économie

L'industrie pharmaceutique est la seule branche d'exportation importante à connaître une croissance en ces temps de récession, et elle est un important pilier de l'économie suisse. Sa valeur ajoutée atteint une part de 5,4% du produit intérieur brut nominal et ses exportations représentent 27% des exportations suisses. La productivité de l'industrie pharmaceutique est trois fois plus élevée que celle de l'économie globale. C'est ce que montre une étude réalisée par Polynomics avec la collaboration de BAK Basel Economics sur mandat d'Interpharma.

La productivité est un facteur de compétitivité important pour l'économie d'un pays. Des études internationales montrent que la productivité de l'économie suisse connaît une progression inférieure à la moyenne. L'industrie pharmaceutique fait exception à cette règle, la croissance de sa productivité dépassant largement depuis des années celle de l'ensemble de l'économie. Avec une productivité horaire de 215 francs en 2008, l'industrie pharmaceutique devance nettement les prestataires de services financiers traditionnellement forts (banques: 155 francs, assurances: 158 francs) et est trois fois plus productive que l'ensemble de l'économie (67 francs). La politique suisse de croissance vise essentiellement à augmenter la productivité du travail et à sauvegarder le fort taux d'emploi: c'est ce qu'a expliqué Professeur Aymo Brunetti, chef de la Direction de la politique économique du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), lors de la présentation de l'étude.

En ces temps de récession, l'industrie pharmaceutique continue à contribuer à la croissance et à la compétitivité et reste par là un important pilier de l'économie suisse. Sa valeur ajoutée atteint une part de 5,4% du produit intérieur brut nominal et ses exportations représentent 27% des exportations suisses. Aujourd'hui, l'industrie pharmaceutique génère environ 26,8 milliards de francs de valeur ajoutée (dont 13,4 milliards de francs directement issus de cette branche). Sa croissance annuelle a été de 11% entre 2000 et 2008, dépassant donc largement celle de l'économie globale qui se monte à 3%. De même, des emplois continuent à être créés dans l'industrie pharmaceutique: en 2008, 119 800 emplois au total dépendaient de l'industrie pharmaceutique, dont 35 400 personnes directement employées dans les entreprises pharmaceutiques.

Il semble que les fruits des restructurations de l'industrie pharmaceutique qui ont eu lieu dans les années 1990 soient aujourd'hui récoltés sous la forme d'une valeur ajoutée supérieure. Pendant la décennie en cours, l'industrie pharmaceutique a contribué pour plus de 7% à la croissance économique globale d'environ 27%. Par la croissance positive de sa valeur ajoutée brute, l'industrie pharmaceutique amortit en partie la récession actuelle en Suisse.

Tels sont les principaux résultats d'une étude réalisée par Polynomics avec la collaboration de BAK Basel Economics sur mandat d'Interpharma. L'industrie pharmaceutique est la principale branche d'exportation, mais n'est toujours pas indiquée à part dans les calculs économiques globaux. L'étude de Polynomics remédie à cette lacune et présente de nouvelles données sur l'importance de l'industrie pharmaceutique pour l'économie suisse. Après 2005 et 2007, il s'agit de sa troisième édition.

L'étude est disponible sous forme d'une brochure imprimée en français, en anglais et en allemand et peut être commandée gratuitement sur le site Internet "Commander des publications".

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29 juin 2009

« Moniteur de la santé gfs 2009 »

Large acceptation de la vaccination contre la rougeole

Une nette majorité des Suissesses et des Suisses approuve la vaccination contre la rougeole. L'expérience personnelle des vaccinations faite dans l'enfance est aussi majoritairement positive. Néanmoins - lorsqu'il s'agit de répartir les responsabilités en matière de vaccination préventive des enfants, les avis sont partagés. C'est ce qui ressort du tout récent « Moniteur de la santé gfs » réalisé par l'Institut gfs.berne. De l'enquête représentative menée pour la 13e fois pour Interpharma par Claude Longchamp et son équipe, on retiendra en outre que, malgré la charge que constituent les primes, le système de l'assurance-maladie n'est pas contesté dans son principe. Le catalogue des prestations est jugé suffisant. Les citoyennes et les citoyens continuent à refuser des restrictions concernant le libre choix du médecin ou l'accès aux meilleurs traitements possibles. Les restrictions apportées à la recherche pharmaceutique ou aux dépenses consacrées aux médicaments ne recueilleraient l'approbation que de minorités - respectivement 17 pour cent et 24 pour cent -, alors que 57 pour cent des personnes interrogées verraient plutôt un potentiel d'économie du côté des coûts administratifs des caisses-maladie.

Les Suissesses et les Suisses approuvent majoritairement la vaccination contre la rougeole. Ils sont assez bien informés sur la maladie qu'est la rougeole. 63 pour cent des personnes interrogées savent que la rougeole n'est pas une affection bénigne et qu'elle peut être mortelle pour les enfants. Ils sont également conscients que la rougeole continue à sévir en Suisse. Seule une personne sur trois croit toutefois que les Suissesses et les Suisses peuvent propager la rougeole à l'étranger et ignore que le taux de vaccination de notre pays est inférieur aux critères fixés par l'OMS. Pour 61 pour cent des personnes interrogées, leur  expérience personnelle des vaccinations dans l'enfance est sans restriction positive. Néanmoins, lorsque l'on pose la question de savoir qui doit être responsable de la vaccination préventive des enfants, les avis sont partagés. Pour 36 pour cent, c'est clairement l'affaire des parents, alors que, pour 28 pour cent, la responsabilité en incombe à l'Etat.

Attendre avant de rendre visite au médecin
Depuis quelques années, les Suissesses et les Suisses ont tendance à juger moins bon leur état de santé. A la question : « Comment vous sentez-vous actuellement sur le plan de la santé ? », 12 pour cent ont répondu « mal » dans l'enquête relative au « Moniteur de la santé gfs 2009 ». Or, il y a dix ans et au-delà, le pourcentage correspondant à cette réponse se situait régulièrement aux alentours de un pour cent. Malgré cette évolution, la proportion de citoyennes et de citoyens qui ont consulté un médecin est en recul. Seules 26 pour cent des personnes interrogées avaient consulté un médecin pour un traitement au cours des 12 mois ayant précédé l'entretien. Il y a 9 ans, cette valeur était encore de 17 points plus élevée. Il semble qu'en cas de problèmes l'on repousse le moment de la première consultation chez le médecin. Cela se traduit entre autres par le fait qu'au cours des 12 derniers mois 48 pour cent des personnes interrogées n'avaient jamais consulté un médecin pour un traitement ou un contrôle.

Tendance à changer de caisse en raison de la charge exercée par les primes
Treize ans après l'introduction de la loi sur l'assurance-maladie (LAMal), 53 pour cent des personnes interrogées ont une impression « positive » ou
« plutôt positive » du système de santé en Suisse. Le degré d'acceptation de la LAMal est ainsi plus faible que l'année précédente (68 %) ; néanmoins, le catalogue actuel des prestations de l'assurance de base est jugé suffisant par 73 pour cent, ce qui constitue un record. Parallèlement, on enregistre moins de revendications pour l'introduction de nouvelles prestations dans l'assurance de base.

L'enquête actuelle a été réalisée avant l'annonce du « choc des primes ». Toutefois, la tendance à changer de caisse s'est également poursuivie indépendamment de cette nouvelle. Environ un cinquième des personnes interrogées a entrepris cette démarche au cours des 5 dernières années. Cinq autres pour cent envisagent de franchir le pas. Pour une majorité, la raison en incombe à l'évolution des primes. Alors qu'au cours des années passées, les Suissesses et les Suisses restaient longtemps fidèles à leur caisse « par tradition », le rôle joué par l'offre de prestations a nettement gagné en importance. Si les tendances observées persistent, il est possible que cet argument constitue dans 1 ou 2 ans le motif principal pour rester dans une caisse.

Le système des primes non contesté dans son principe
Le système en vigueur avec primes individuelles et compensation des risques n'est pas contesté (respectivement 90 % et 87 %). De nettes majorités se prononcent en faveur de primes et de franchises prenant en compte le revenu et seraient pour que soit récompensé par un bonus le fait de ne pas recourir à des prestations et d'avoir un comportement favorisant la santé. Le relèvement général des franchises et de la quote-part suscite en revanche peu de réactions favorables. Situé entre 19 pour cent et 27 pour cent, le taux d'approbation est clairement loin de recueillir une majorité.

Si - dans le cadre d'un programme d'économie - les citoyennes et les citoyens devaient décider à quels secteurs il conviendrait d'attribuer plus ou moins d'argent, ils s'attaqueraient aux coûts administratifs des caisses-maladie (57 %). Les soins dispensés à domicile (Spitex) continuent à susciter la sympathie la plus forte. Une personne sur trois leur accorderait davantage de moyens. Seuls 24 % économiseraient sur les médicaments. 81 % souhaiteraient que la recherche de nouveaux médicaments bénéficie d'autant - voire de plus - de moyens (respectivement 62 % et 19 %).

Obligation de contracter inchangée
Les restrictions aux libertés de choix sont généralement peu appréciées. Comme l'année précédente, une faible majorité est prête à faire des concessions en matière de liberté thérapeutique et de choix de l'hôpital, à condition que cela s'accompagne de diminutions de primes. Les restrictions à l'accès aux médicaments innovants pour des questions de coûts suscitent un rejet de plus en plus marqué (64 %), et une réduction du catalogue des prestations est hors de question (5 % d'approbation).

Les médecins - fournisseurs de prestations les plus crédibles -, l'industrie pharmaceutique en bonne position
Depuis plus de dix ans, les médecins arrivent en tête des fournisseurs de prestations en termes de compétence et de responsabilité. Immédiatement derrière suivent les pharmaciens et l'industrie pharmaceutique. La branche pharmaceutique jouit d'une appréciation particulièrement positive sur les points suivants : elle est considérée comme un bon employeur (95 %) et un moteur de l'économie d'exportation (93 %) ; indépendamment du débat sur le prix des médicaments, 84 % des personnes interrogées estiment que des gains élevés sont nécessaires à l'industrie pharmaceutique pour financer la recherche.

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28 mai 2009

Intepharma: Roland Schlumpf va prendre la tête de communication

À compter du 1er septembre, Roland Schlumpf, jusqu'à présent responsable de la rédaction du Tages-Anzeiger au Parlement, va prendre la tête du service de communication d'Interpharma, l'Association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche, et siéger en même temps à la Direction de l'association. «Nous sommes heureux d'avoir obtenu la collaboration d'un professionnel des médias tel que Roland Schlumpf, expérimenté aussi bien dans la presse écrite qu'électronique, pour renforcer notre équipe de communication,» dit Thomas Cueni, secrétaire général d'Interpharma. Économiste de formation, Roland Schlumpf a travaillé comme journaliste entre autres pour la Neue Zürcher Zeitung, le Tages-Anzeiger et Radio DRS.

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19 mars 2009

Prix des médicaments - Interpharma demande une table ronde

Les entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche sont intéressées par une solution durable de régulation du prix des médicaments en Suisse et demandent qu'après l'échec de la révision de la LAMal, certaines parties en soient rapidement mises en ouvre par voie d'ordonnance. Elles veulent que l'OFSP, les caisses-maladie et l'industrie pharmaceutique se réunissent autour d'une table ronde pour trouver des solutions. Les revendications présentées jeudi par santésuisse et quelques parlementaires sont contradictoires, remettent en cause l'accès aux progrès de la médecine et dépassent donc largement les bornes.

Par le passé, l'industrie pharmaceutique a largement contribué à une élimination presque complète des différences de prix entre la Suisse et les pays étrangers comparables ainsi qu'à une limitation des coûts du système de santé. Grâce aux mesures prises dans le secteur pharmaceutique, les prix de fabrique des médicaments originaux sont même, d'après les renseignements donnés par santésuisse, légèrement inférieurs en Suisse aux prix pratiqués dans d'autres pays économiquement comparables. L'augmentation des coûts des médicaments de 5,3% entre 2004 et 2007 est d'ailleurs nettement inférieure à la progression des coûts de l'assurance-maladie.

Cependant, les entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche ont elles-mêmes pris l'initiative pour trouver une solution durable et à long terme de régulation des prix. Tant pour les patientes et patients que pour le site pharmaceutique qu'est la Suisse, il est important, au niveau du remboursement, de continuer à l'avenir à tenir compte correctement des progrès de la médecine. Ce principe étant aujourd'hui déjà réglé par voie d'ordonnance, Interpharma demande qu'après l'échec de la révision de la LAMal l'an passé, ses parties faisant l'unanimité soient elles aussi réglées par cette voie. En font partie notamment les points suivants:

- réexamen des médicaments protégés par un brevet également tous les trois ans;
- réexamen du panier de pays en respectant le principe des pays économiquement comparables à la Suisse sur le plan de l'industrie pharmaceutique, ce qui, en particulier, ne s'applique pas à l'Italie;
- réexamen en cas d'extension de l'indication

Autour de la table ronde demandée par Interpharma, il faudra aussi parler de la formation du prix des génériques ainsi que du problème des variations du taux de change lors des comparaisons de prix avec l'étranger.

D'après Interpharma, il devrait être possible d'adapter les ordonnances d'ici cet été afin qu'elles puissent être mises en ouvre au plus tard début 2010, contribuant ainsi à limiter les coûts et les primes. Les suggestions formulées par santésuisse et quelques parlementaires lors de la conférence de presse dépassent en revanche largement les bornes. Certaines de ces propositions sont contradictoires (baisse linéaire des prix contre élargissement du panier de pays), certaines sont difficiles voire impossibles à mettre en ouvre (la dynamisation de la quote-part différenciée serait défavorable aux patients et risquerait de remettre en cause la fidélité au traitement), certaines remettent carrément en question l'accès aux progrès de la médecine (la baisse automatique et proportionnelle du prix en cas d'extension de l'indication ferait obstacle aux requêtes de nouvelles indications).

Au lieu de faire de la politique en donnant de la voix comme le fait santésuisse, il serait préférable, de l'avis d'Interpharma, que l'Office fédéral de la santé publique invite les caisses-maladie et l'industrie à une table ronde pour lancer rapidement la modification des ordonnances.

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14 novembre 2008

L'industrie pharmaceutique pratiquant la recherche réclame une politique économique axée sur l'innovation

L'industrie pharmaceutique pratiquant la recherche en Suisse est aujourd'hui l'un des moteurs de la prospérité, de la croissance et de la compétitivité. Grâce à sa capacité d'innovation, à sa recherche et à ses exportations, la Suisse est aujourd'hui l'un des principaux pôles pharmaceutiques dans le monde. Interpharma - son Association - célèbre ces jours-ci ses 75 ans d'existence.

L'anniversaire de l'Association fournit l'occasion d'une réflexion, à la fois sur la situation actuelle et sur les perspectives de demain. Dans le cadre du Musée historique bâlois de la pharmacie, des dirigeants d'Actelion, de Merck Serono, de Novartis et de Roche ont manifesté leur joie et leur fierté des résultats obtenus. Dans le même temps, ils ont formulé leur vision d'une industrie pharmaceutique suisse qui a le potentiel pour rester, en 2020 encore, une force motrice et une source de prospérité, de croissance et de compétitivité pour notre pays - décrivant les conditions générales indispensables pour qu'il puisse être pleinement tiré parti des chances qui existent.

Pour que leurs « Perspectives 2020 » d'une Suisse jouant un rôle mondial prépondérant comme laboratoire d'idées et pôle économique puisse demeurer une réalité, la branche pharmaceutique réclame une politique économique qui mette l'accent sur l'innovation et qui encourage et récompense l'excellence, tant dans la recherche que dans la formation. De même qu'il existe aujourd'hui des contrôles de l'impact environnemental et des rapports sur le développement durable, de même il importe de contrôler davantage l'action de l'Etat afin de savoir si celle-ci favorise ces facteurs clés ou si elle les entrave. Un environnement réglementaire de premier ordre et la garantie d'un accès rapide aux médicaments innovants dans le cadre de l'assurance-maladie sont en l'occurrence tout aussi important que l'engagement en faveur d'une ferme protection de la propriété intellectuelle, tant en Suisse qu'à l'étranger.

« Principe actif : la connaissance » - Le livre-anniversaire par Karl Lüönd
L' auteur et journaliste bien connu, analyse l'histoire de l'industrie pharmaceutique pratiquant la recherche. Des teintureries travaillant pour l'industrie locale bâloise des rubans de soie, au 19e siècle, aux entreprises de biotechnologie de réputation mondiale, son fascinant voyage de découverte raconte l'histoire d'une branche qui est plus que toute autre dépendante de la connaissance et sait l'utiliser.

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Interpharma, association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche, Petersgraben 35, 4003 Bâle